*** « Jésus prend la mer » de James Lee Burke

« Quand les gens se rendent dans une église et qu’ils lèvent les yeux vers cette Croix, la souffrance qu’ils y voient n’est pas celle de Jésus, c’est celle de leur propre vie »
James L. Burke

9782743621032Dave Robicheaux et Harry Bosch, James Lee Burke* et Michael Connelly** deux séries que j’ai adoré à une époque et même si, de temps à autre, je me fais un brin de conduite avec Hyeronimus***, je me suis bien plus éloigné du détective cajun, trouvant ses dernières enquêtes de plus en plus noires, et le roman noir ne fait pas partie de mes préférés. (strike 1*)
*Le père de Robicheaux
** Celui de Bosch
***Le véritable prénom d’Harry

Ajoutez à cela que je ne suis pas un fan de nouvelles. (strike 2*)
*Petit cours rapide sur le baseball pour mes amis d’outremer. Le lanceur (pitcher) doit éviter que ses balles soient frappés. S’il réussit à toucher la cible théorique, l’arbitre annonce une « prise » (strike). À trois prises contre lui, le frappeur est éliminé.

Autant je trouve que certains ouvrages mériteraient d’être expurgés des inutilités qui empêchent l’action d’avancer autant je m’énerve dans les courts récits dont les caractères mériteraient d’être approfondis.

Trop long, trop court, éternel insatisfaction que je trimbale de livre en bouquin. Soyons juste, dans les romans trop longs, je peux toujours sauter ce qui m’emmer me fatigue, ce que je ne me gêne pas pour faire*, je ne peux quand même pas, dans les nouvelles, inventer ce qui me manque.
*Oh ! shocking !

Depuis quelques semaines, j’avais envie de retrouver J.L.Burke. « Jésus prend la mer » attendait dans ma liseuse, sans savoir si j’allais y retrouver Robicheaux, par contre, je ne m’attendais pas à des nouvelles.

Avec 2 strikes contre avant même d’avoir commencé, ce rendez-vous avec Burke ne commençait pas sous d’heureuses auspices. Erreur du pitcher..heu.. du lecteur !

Burke possède un style cru. Il raconte la vie des laisser pour compte de la société, des paumés, des petits blancs du sud, des drogués, des malfrats, des prostituées, des exploités, ceux qui espéraient hier un avenir meilleur et qui aujourd’hui sont englués dans la toile des difficultés quotidiennes  où ils continuent à s’enfoncer de plus en plus vers l’inéluctable.

Je m’attendais à des historiettes plus lugubres, plus funestes et  fut heureusement surpris. Même dans les pires moments de peur ou de  souffrance, Burke laisse  toujours une miette d’espoir que ce soit dans la vengeance ou dans la bienveillance, dans la cruauté ou dans le pardon.

Pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur prolifique et avant de plonger dans le marasme des excellentes enquêtes cajunes, je  conseillerais de commencer par ce magnifique  recueil de nouvelles.

Jésus prend la mer de James Lee Burke, Rivages, 2012, 212 pages, Nouvelles.
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Des nouvelles ! Oui. Mais certains personnages reviennent dans plusieurs, permettant de mieux les comprendre.


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2 réflexions au sujet de « *** « Jésus prend la mer » de James Lee Burke »

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