** « Dans la ville en feu » de Michael Connelly

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.
                                                                                                                    Martin Luther King

1540-1En attendant une retraite dont il n’a pas envie, Harry Bosch a été muté au département des affaire classées*.
En cette année 2012, l’exécution d’un membre d’un gang de rue va faire rebondir une affaire non résolue vingt ans plus tôt.
*En français : Cold cases

Pendant les émeutes de 1992, une journaliste danoise avait été retrouvée, tuée d’une balle en pleine tête, dans une impasse d’un quartier où sévissent des gangs de rue. Le service des homicides, dont faisait partie à l’époque Harry, complètement débordé*, ne pouvait pas véritablement approfondir les enquêtes, se contentant de rassembler le maximum d’éléments dans un minimum de temps.
*Plus de cinquante assassinats en trois jours

Harry se souvient très bien de cette journaliste free-lance, spécialiste des conflits armés dans le monde. Le dossier de son meurtre aboutit aux « affaires classées » quand une arme identique est utilisée à plusieurs reprises pendant une des nombreuses guerres de gangs.

Notre inspecteur ne change pas. C’est un bulldog qui ne lâche jamais ses enquêtes même si sa hiérarchie, avec laquelle il est souvent en conflit, préfère gonfler les statistiques des départements que résoudre les affaires.

Il se retrouve avec une enquête des bœufs-carottes* sur son dos pour avoir rendu visite en prison au fils de sa copine, en même temps qu’il interrogeait un membre du gang qui vingt ans plus tôt vivait à quelques mètres du lieu du meurtre.
*La police des polices

Les informations obtenues vont enfin lui permettre de retrouver l’arme utilisée pour tuer la journaliste.
La provenance de cette arme est surprenante. Elle faisait partie d’un lot pris à l’ennemi et détruit pendant la campagne « Tempête du désert ».

Au Danemark, le journal qui achetait certains  articles de la reporter, confirme à Harry qu’elle se trouvait en reportage durant le conflit « tempête du désert » et avait initié une enquête sur des crimes de guerre.

L’idée de départ de Michel Connolly* a souvent été utilisé. Il réussit pourtant, en utilisant divers épisodes historiques comme les émeutes de 1992 et la campagne en Irak et, en intercalant les ennuis d’Harry et ses relations avec sa fille et son amie, a nous en faire oublier la banalité.
*Dont je ne vous dirai rien

Même si ce roman n’est pas son meilleur, je ne m’y suis pas ennuyé, trouvant, quand même, un peu difficile à admettre, la conclusion qu’il a imaginée et dans laquelle les pouvoirs, financier et politique, sont loin d’avoir le beau rôle.

P.S.: Pourquoi ai-je l’impression que les États-Unis n’ont pas vraiment évolué depuis les émeutes d’il y a plus de vingt ans.

Dans la ville en feu de Michael Connelly, Calmann-Lévy, 2015, 388 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Quel titre pourri !

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2 réflexions au sujet de « ** « Dans la ville en feu » de Michael Connelly »

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