* « Dans la tête le venin » d’Andrea H. Japp

La vengeance est une justice sauvage.
                                                           Francis Bacon

cvt_dans-la-tete-le-venin_8404En général j’aime les romans policiers historiques d’Andrea H. Japp avec soit « Le bourreau de Mortagne » ou « Druon de Brévaux ». Je voulais avoir une idée de ses œuvres plus modernes et j’avais dans ma liseuse la première enquête Diane Silver, une profileuse du Fbi  de 47 ans dont « 12 plongé dans l’âme des tueurs ».
« Aucun être parfaitement normal ne pet supporter ce métier »

Dans ce genre de thriller, d’un côté, on met en scène   les gestes de plus en plus répugnants et glauques d’un malade qui se délecte de la souffrance qu’il inflige à ses victimes et de l’autre, les recherches empiriques de son adversaire qui essaie de comprendre, s’il y a quelque chose à comprendre, les motivations du tueur.
« L’humain est la seule espèce qui prenne son pied grâce à la perversité. »

Le personnage de Diane est complexe et trouble. Son moteur est la vengeance à l’encontre de tous les bourreaux depuis que sa fille a été torturée et assassinée par un sadique, qui fut relâché, pour vice de forme au moment de  son arrestation, et ses carburants sont  les neuroleptiques, l’alcool  et les stupéfiants.

La plupart des thrillers mettant en scène un tueur en série et un ou une « profiler » sont ni plus ni moins que des duels entre le bon et le méchant. Celui-là fait exception et je me suis senti mal à l’aise pendant toute la deuxième partie.

Il y a bien un tueur international, Nathan Hunter, Nathan Le Chasseur qui assassine et dépouille le visage et les cuisses de ses victimes, un américain à New York, une adolescente gothique et son copain à Paris, un mexicain au…Mexique.

On apprendra  très tard les raisons de l’assassinat du New-Yorker, mais on sait que l’adolescente et son petit ami voulaient tuer leurs parents respectifs et que le mexicain était versé dans le hard porno avec des enfants.

Pendant ce temps, les patrons de Diane, dont, en passant, elle se fout totalement, l’oblige à renseigner l’avocat d’un richissime  client, sur son travail de profileuse et ses méthodes .

La ficelle est devenue grosse comme une amarre de paquebot. Un tueur qui s’attaque aux méchants et un richard qui veut connaitre dans les détails les pensées et le travail d’une profileuse. Chez moi, un plus un ne font pas toujours deux et, quand a me faire accepter voire trouver sympathique quelqu’un qui prend son pied en découpant d’autres êtres humains, je suis, je vous l’ai déjà dit, mal à l’aise, surtout après le meurtre gratuit d’une jeune femme qui n’avait d’autres perfidies que celle d’aimer le tueur.

La dernière partie du roman n’a fait qu’augmenter ma gêne et si je comprends les raisons de Diane, je ne peux accepter la solution qu’elle a choisie.

Quelle solution ? Bonne question !
Je n’aime ni les tueurs ni les délateurs.

Dans la tête le venin, Andrea H. Japp, Calmann-Lévy, 2009, 282 pages, Thriller
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Mal à l’aise.

 

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4 réflexions au sujet de « * « Dans la tête le venin » d’Andrea H. Japp »

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