*** « Cripple creek » de James Sallis

Nous faisons toujours nos propres choix, et de ne pas les faire est une façon de choisir comme une autre.

C_Cripple-creek_4695Deuxième tome des aventures de John Turner.

Si vous voulez vous familiarisez avec le personnage, soit vous lisez « Bois mort« *, soit vous allez sur mon billet en cliquant sur le titre.
*Le premier tome

Il parait normal qu’un policier blessé dans l’exercice de ses fonctions ait du mal à reprendre son métier à risques. C’est ce qui s’est passé avec Lonnie Bates, le shérif qui avait demandé  l’aide de John.

Don Lee, l’adjoint nommé à sa place procède à l’arrestation d’un chaud chauffard* dont le coffre est rempli d’images à l’effigie de Benjamin Franklin pour un montant de 250 000 dollars.
*Quelle beauté, quelle richesse dans le style.

Le lendemain, John retrouve Don Lee et June la standardiste baignant dans leur sang mais pas le prisonnier.

Il se rend à Memphis, ville où il fut policier, pour retrouver ceux qui ont agressé ses amis, et est sauvé par une jeune femme qui le recherchait et qui va s’avérer être une enquêtrice de Seattle et accessoirement sa fille.

Ce voyage provoque un contrat sur sa tête et l’arrivée successive de plusieurs tueurs. Heureusement ses années de prison l’ont rendu méfiant et réactif sans compter l’aide des veilles silencieuses d’Émilie, son opossum, et de  Nathan, son voisin qui ne quitte jamais son fusil.

Comme peut l’être le travail d’un shérif, les histoires de Sallis ne sont pas linéaires et nous entrainent dans l’ambiance des communes agricoles reculés avec leurs problèmes alcoolisés, à l’intérieur ou à la sortie des bars, et les méfaits causés par la différence.

J’avais bien aimé le premier et ce deuxième tome ne m’a pas déçu non plus, en dépit d’une fin* tragique et d’un manque de clarté sur les motivations du contrat que je devrai trouver dans le troisième intitulé « Salt River ».
*Et dont vous ne saurez rien.

P.S. : J’oubliais de vous dire que sa fille va prendre le poste de shérif.

Cripple creek » de James Sallis, Folio, 2010, 240 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Si parfois j’ai quelques doutes sur la violence de certaines actions des policiers, l’actualité me rappelle régulièrement combien je peux être dans le champ.

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4 réflexions au sujet de « *** « Cripple creek » de James Sallis »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      Je ne sais pas si c’est un proverbe, en l’occurrence c’était la simplification d’une pensée du héros qui correspond parfaitement à ce que je pense depuis longtemps.
      Le Papou

      Répondre
  1. Claude Le Nocher

    Hello le Papou
    Un de mes titres préférés de James Sallis.
    Moi, je raconte la fin : énervé, John Turner assoiffé débarque chez le « dépanneur » du coin, réclame de la bière belge qu’ils n’ont pas, alors il massacre tout le monde… Waa waa warff !
    Amitiés.

    Répondre

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