*** « Coup bas à Hyderabad » de Sarah Dars

De l’amour naissent les plus fortes haines.
                                                                                                                           Properce

Il n’y a pas de haine aussi terrible que celle dont l’origine est de l’amour gâté.
                                                                                                                  Alphonse Karr

J’ai rencontré Doc par accident.
À Madras, Doc est un médecin de caste brahmane qui utilise autant la médecine moderne que l’ayurveda *.  Adepte du kalarippayatt**, fervent de musique traditionnelle, citant régulièrement des sentences du Panchatantra***, il est aimable, généreux et intéressé par tout ce qui se passe autour de lui, ce qui l’amène à se mêler d’enquêtes, que la police n’arrive pas à résoudre pour de bonnes ou de mauvaises raisons.
*Médecine traditionnelle de l’Inde
**Art martial de l’Inde
***Recueil de contes moralisateurs écrit au 3è siècle avant notre ère.

L’accident mentionné plus haut s’intitulait « Nuit blanche à Madras ».
Il avait été causé par mon désir de mieux connaitre son auteure, après la lecture de « Des myrtilles dans la yourte »*, une enquête en Mongolie qui n’a rien  à voir avec la série des Doc.

J’avais demandé au bonhomme rouge du Pôle Nord de me trouver un autre tome de cette série. Dans sa grande mansuétude, c’est un recueil de huit enquêtes qu’il m’a envoyé en utilisant comme commissionnaire mon Héritière préférée.

Dans son enfance, Doc venait passer des vacances à Hyderabad chez sa grand-mère. Il y retourne cette fois  pour régler un héritage, accompagné de  son ami Anjun qui doit assister à une conférence.

Il rend visite à quelques amis dont le riche financier Nassim Barani , chez qui, plusieurs  années auparavant, il a sauvé le fils, Karim.

Pendant ce séjour plusieurs meurtres surviennent dont un marchand, un prêtre et un cheik saoudien. Tous pourraient avoir été causés par la mafia, pourtant  si les deux premiers empestent les exactions de la bande de criminels qui rackettent  la ville avec  le consentement de politiciens et de policiers véreux, celui du cheik gène le doc.

Une demi-gourmette de Karim, joueur impénitent qui devait énormément d’argent au cheik, a été retrouvée près de la victime.  Barani demande au Doc d’enquêter pour innocenter son fils.

Si ce n’est un léger bémol que vous trouverez, comme d’habitude,  à la fin de ce texte j’ai beaucoup apprécié de replonger dans la vie et les coutumes indiennes, que je connais fort peu. La grande connaissance  qu’en a l’auteure alliée à son style simple  et coloré m’ont de nouveau enchanté et comme le recueil comporte six autres enquêtes, 2017 sera l’année de Doc.

Coup bas à Hyderabad, Les éditions phulippe Picquier, 2011, 118 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : La prolifération de termes indiens ralentit ma lecture car, à chaque fois, je dois aller vérifier le lexique en fin d’ouvrage  pour savoir ce que c’est.
Énervant !

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4 réflexions au sujet de « *** « Coup bas à Hyderabad » de Sarah Dars »

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