* « Chasses à l’homme » de Christophe Guillaumot

Accessoirement !

cvt_Chasses-a-lhomme_9766 Prix du quai des orfèvres 2009, prêté par l’Héritière (qui n’est pas très polar addict) et dédicacé par l’auteur, policier lui-même de son état quotidien…cela aurait pu être intéressant.

L’utilisation du conditionnel est significative, cela aurait pu mais…ça n’a pas été.

Avant de vous donner les raisons de ma déception voici un petit résumé de l’histoire.

L’IGS* débarque dans un commissariat pour arrêter un lieutenant accusé de viol, par une jeune femme qui accessoirement a disparu après le dépôt de la plainte. Durant la perquisition du domicile du policier, on découvre un cadavre défiguré dans  la cave. L’officier de police réussit à se sauver et téléphone pour demander de l’aide à son capitaine, Pierre Saint-Hillaire, en congrès en Italie.
*Inspection Générale des Services, la police des polices surnommée
les bœufs-carottes..

Le médecin-légiste, qui accessoirement est la fille de Saint-Hillaire et ne lui adresse plus la parole, se rend compte que le cadavre qu’elle autopsie n’est pas celui de l’accusatrice mais celui de sa mère disparue sans explications dix-sept mois plus tôt. Le couteau utilisé pour le meurtre est retrouvé attaché au volet du commissariat et remis à Saint-Hillaire à son retour.
Il part rechercher son lieutenant pour obtenir des explications, le retrouve poignardé et se rend compte alors qu’il est tombé dans un piège d’autant que l’IGS et son chef, qui accessoirement est l’amant de son médecin-légiste de fille, est sur ses traces. Il réussit, lui aussi, à s’échapper ce qui prouve que ces bœufs-carottes ne sont vraiment très forts et auraient besoin d’un peu d’épices pour poivrer leurs prisonniers.

Qui a voulu se venger de Saint Hilaire en tuant son épouse disparue ? Quel esprit machiavélique a réussit à le faire accuser du meurtre de son lieutenant ?

Donc, ça aurait pu mais ça n’as pas été.
D’abord, tout amateur de « whodunit » comprend depuis le début que le vilain est un autre policier. « M’enfin » comme dirait mon copain Gaston, qui d’autre pourrait accrocher un couteau ensanglanté au volet de l’étage supérieur d’un commissariat, un monte-en-l’air ? un alpiniste ? Superman en plein vol ? Et surtout…pourquoi ?

Ensuite, il y a trop « d’accessoirement » et trop d’invraisemblances pour se sentir à l’aise. Même les raisons données pour le départ de la femme de Saint-Hillaire ne tiennent pas vraiment la route, et les capacités intellectuelles  du tueur   ne semblent pas à la hauteur du  machiavélisme de ses actions.

Je terminerai avec les policiers de l’IGS, malaimés en général de leurs collègues, (personne n’aime vraiment les flics donc les flics ne peuvent pas aimer  les flics des flics) ils  sont , dans ce roman, ni intelligents, ni intuitifs,  ni consciencieux.

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Paris : Pigalle

 Chasses à l’homme de Christophe Guillaumot, Fayard, 2009, 439 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Premier livre de cet auteur qui mériterait un autre tour en évitant accessoirement les erreurs commises dans celui-là.

 

 

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4 réflexions au sujet de « * « Chasses à l’homme » de Christophe Guillaumot »

  1. dasola

    Bonjour Le Papou, je n’ai pas lu ce roman mais en revanche, je confirme que le prix du quai des orfèvres n’est pas toujours gage de qualité. J’en ai lu au moins un ou deux pas terribles du tout. Bon samedi.

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