*** « Central Park » de Guillaume Musso

Votre ami est peut-être votre pire ennemi ou…
l’inverse

central-park-musso_4863807Au petit matin, Alice se réveille à Central Park, menottée à un inconnu. La veille, elle faisait  la fête dans Paris avec ses copines. Ses souvenirs s’arrêtent au moment où elle reprenait sa voiture au parking. Elle est policière et Gabriel, son partenaire de menottes est un musicien de jazz américain qui lui non plus ne se souvient de rien depuis le spectacle qu’il donnait la veille à Dublin en Irlande.

Comment sont-ils arrivés à New York ? Pourquoi a-t-elle du sang sur son chemisier ? À qui appartient le revolver inconnu qu’elle tient dans la main ? Pourquoi sont-ils attachés ? Qui tire les ficelles de cet imbroglio ? 

Une folle course commence à travers New York jusqu’au dénouement final dans un coin perdu de la Nouvelle-Angleterre.

Guillaume Musso a trouvé comment faire des best-sellers à répétition.
Il imagine une situation de départ la plus extravagante possible. Puis, il fait monter les lecteurs dans le plus colossal manège de montagnes russes.

Le début se fait tranquillement, le temps que le monstre déroule les anneaux de la mise en condition. Puis, il plonge.
Dans sa vitesse folle, il enchainent les virages serrés qui vous brinquebalent de droite et de gauche, plongent à pic dans les abysses de la barbarie, remontent soudainement dans l’empathie et la compassion, vous amenant, haletant, le cœur au bord des lèvres.

Les pages tournent à une cadence insensée.

Chaque changement de direction, vertical ou horizontal, correspond à une révélation, une surprise qui déboussole le lecteur, l’empêche de réfléchir, lui donne l’impression qu’il recule au lieu d’avancer, qu’il s’approche de la solution alors qu’il s’en éloigne.

Dans ces machines infernales, il est impossible de débarquer avant la fin. C’est la même chose avec les histoires de cet auteur.
Surtout si, au milieu du cette mécanique se cache peut-être un tueur en série qui a déjà blessé gravement Alice, tué son bébé et provoqué la mort de celui qu’elle aimait.

Et puis la bête ralentit, c’est le moment de surprenantes révélations. Elle s’arrête enfin, c’est le moment de l’espérance.

Vous ai-je dit que je n’aimais* pas ce genre de manège mécanique. J’y suis monté une fois. Une seule fois ! Plus jamais !
*C’est fait.
Par contre je reprendrai du Musso n’importe quand, malgré ses défauts, malgré ses invraisemblances.

Central Park de Guillaume Musso, XO éditions, 383 pages, Thriller
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Des invraisemblances, certes, mais quel suspens !

 

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2 réflexions au sujet de « *** « Central Park » de Guillaume Musso »

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