Archives de catégorie : Huneur et humour

Petit aparté

Je voudrais informer les quelques millions, minimum, qui suivent mon blog, qu’il n’est pas abandonné. Je dois avoir une dizaine de chroniques à préparer sur les livres que j’ai eu le temps, et j’en avais en masse, de lire pendant mon séjour à l’hôpital. 

Encore un peu de patience, j’y retourne quelques jours pour finaliser ma médication, et ensuite je vais commencer à préparer mes commentaires sur :

  • Poirot jour le jeu
  • Saga parisienne tomme 1, 2 et 3
  • Dragon
  • Le signe des quatres
  • Aux armes zécolos
  • Le sabre du calife
  • Témoin à charge
  • l’amie prodigieuse tome 1
  • Casse-pipe à la nation
  • Piège pour un élu
  • La daronne

Patience donc, Le Papou, revient !

 

Le Papou 

Montréal 1975

La plupart des romans, même plaisants, s’oublient. Il m’est arrivé de commencer une « nouvelle » lecture pour m’apercevoir, après un temps plus ou moins long, que je l’avais déjà lu quelques années plus tôt. Notez que les titres et parfois les auteurs m’échappent souvent et parfois même pendant que je les lis.

Pourtant, il est des ouvrages qui vous marquent et que vous n’oubliez jamais.

1975, je viens de débarquer à Montréal. Je suis un « immigrant reçu » dans le nouveau monde qui écarquille les yeux devant tout ce qui est nouveau, différent. Je comprends rapidement que je vais devoir m’adapter, réapprendre l’anglais, qui malgré mes 8 années d’études et mes 3 courts séjours  vacanciers m’est complètement inutile, m’intégrer pour éviter les insultes, celle de black par les anglos* et de maudit français  par les canucks.
*en fait l’insulte est « speak white ! », parle comme un blanc.

Un an plus tôt le français était devenu la langue officielle de la province  mais Montréal est  loin d’être encore francisée. Un an plus tard, le parti indépendantiste sera porté au pouvoir, la fracture entre l’ouest et l’est s’élargira, de nombreuses familles, dont la mienne, quitteront « la belle Province »…mais pas pour les mêmes raisons.

À l’époque, j’ai beaucoup fréquenté le boulevard St Laurent pour ses petits commerces « ethniques », le charcutier polonais, l’épicier fromager portugais, le boulanger juif ashkénaze.

Des changements commençaient qui   modifieront  complètement ce boulevard, les amours illicites se déplaceront  vers l’est, les restos branchés remplaceront les bars malfamés, les petits commerçants et les ateliers misérables disparaitront pour faire place à des magasins et des  bureaux  luxueux.

Un jour, j’ai lu « La Main » de Trevanian et j’ai adoré.

Contrairement à d’autres qui peuvent lire et relire le même ouvrage et même, honte suprême, parcourir la fin de leur roman avant de le continuer, Je relis rarement*.
*Je ne suis pas un délateur mais j’ai les noms.

je viens de le faire pour « La Main » et c’est resté un coup de cœur dont je vais vous parler dans mon prochain billet.

 

Abandons

Ce n’est pas si tant, si pire.

J’ai très trop souvent raconté que j’avais beaucoup de mal à arrêter une lecture commencée.  Cela ne m’était arrivé que deux fois. Ce chiffre vient de doubler et, j’ai l’impression d’entrer dans une nouvelle obsession livresque qui ne laisse plus de place à l’ennui.

Le théorème de la cigogne de Graeme Simsion
J’avais adoré le premier intitulé « le théorème du Homard ». J’en avais même fait un coup de cœur et je ne renie ni sa qualification, ni le plaisir que j’ai eu avec ce décalage perpétuel qui existe entre une personne atteinte du syndrome d’Asperger et le reste de la société.

« Le théorème de la cigogne », c’est le même. La seule différence est qu’au lieu de chercher une femme le héros va avoir un bébé, pas lui bien sur, mais la femme qu’il a trouvée précédemment.

Après un début dans la joie expectative d’un amusement assuré…l’ennui s’est installé. La redondance de retrouver les mêmes situations ubuesques, les mêmes pensées décalées du héros ne m’amusaient plus.

« Trop, c’est comme pas assez » a dit quelqu’un dont je ne me souviens pas du nom.

Je comprends l’auteur et l’éditeur de surfer sur un succès de librairie mais il ne faudrait quand même pas prendre les lecteurs du Bon Dieu pour des cigognes sauvages.

Dommage !

Comment s’en sortir avec une mère en vadrouille, un petit frère qui se prend pour un chien, une fouine comme voisine et sans un sou en poche de Dave Cousins.

Personne ne m’avait parlé de ce bouquin paru dans Bayard Jeunesse. Mais, quand je l’ai vu dans ma librairie toulousaine  préférée, je lui ai d’abord décerné le grand prix du titre le plus long puis, dans un élan spontané, je l’ai ajouté à l’amoncellement  inconsidéré qui rendrait ma valise impossible à soulever.

Je m’attendais à quelque chose de léger et ironique je suis tombé  chez Dickens, Hugo ou Zola. Une autre fois peut-être quand mon envie de lire n’importe quoi reviendra.

Tant pis pour ce choix dans un mauvais moment !

Contradiction existentielle

Tout être vivant doit être en contradiction avec lui-même.

En vieillissant, j’ai fait une liste très subjective de ce que, objectivement (?), je n’aime pas et que j’évite de rencontrer, de lire ou de voir.

Certains  écrivains en font partie* soit pour les avoir vu à la télévision, outres de suffisance et d’orgueil, soit parce que leurs thèmes m’indiffèrent, ou me sont  inaccessibles.
*parfois sans les avoir lu

D’autres encore parce qu’ils abordent des sujets qui me gênent, me choquent, me blessent ou me font peur.
Les histoires d’amour qui se terminent mal, les histoires de cul qui (Kuki ?)* ne sont plus de mon âge, les maladies et la mort qui surviendront bien assez tôt sans que je me turlupine par avance de ma déchéance éventuelle.
*J’aime les hiatus, les pataquès, les cuirs, les velours et les psiloses.

Voilà, vous avez maintenant une idée des bibittes qui me taraudent l’intellect et m’empêche de lire n’importe quoi, n’importe où et n’importe comment. S’il m’arrive de me tromper dans mes choix  et comme je suis quasiment incapable, contrairement à certain(e)s que je ne nommerai pas ici pour éviter leurs flèches d’ironie, de stopper mes lectures en cours, je lis jusqu’à la lie ou jusqu’à l’hallali final*.
*J’aime aussi les allitérations.

À cause de  films tirés de ses romans, Stephen King faisait partie de deux de ces listes, surtout par  peur d’avoir peur.
Je n’aime pas quand les innocents sont maltraités. Je n’aime pas sentir la peur commencer à me paralyser.

Je ne suis pas à une contradiction prête puisque mon prochain billet concernera cet auteur encensé par le monde littéraire et dédaigné longtemps par votre blogueur préféré.

Ai-je aimé ? Plaisir ou mise à mort ? Vous verrez.

 

Les C.D.G du Z’Hibou : Orgueil et préjugés

Le Papou râle toujours un peu, c’est sa nature  et Hubert le Z’Hibou gueule de moins en moins. Il m’ a dit à l’oreille que ça le fatiguait.

Cela fait presque un an jour pour jour qu’il n’avait pas excité ses aigrettes en couinant de colère*.
*Mais oui, Mesdames, la colère est aussi une excitation qui fait couiner.

Un éditeur*, pour mieux vendre un de ses protégés, a dit : Je n’ai aucune attirance pour le roman historique, qui me paraît relever de la littérature de jeunesse.
*que je ne nommerai pas ici

Suis-je le seul à penser que ses paroles sont péjoratives ?

Quel orgueil ! Quels préjugés* !
*Merci Jane de votre aide

La PUB n’ a plus de pudeurs, elle vous présente de la roupie de sansonnet, de la pine d’oie ou de la couille de mite comme un produit de luxe dont vous ne pouvez vous passer. Même les producteurs d’œufs d’œuvres vous vantent leur couvaison de colibri comme un œuf de Pâques en l’enveloppant de rubans mordorés.

Monsieur ne fait pas dans l’historiette pour adolescents, Monsieur fait dans le littéraire avec un grand L, Monsieur édite des œuvres avec un grand Ohhh, Monsieur vend de la Qualité avec un gros Q.

C’est pourtant cette littérature jeunesse qui créera les lecteurs de demain dont il fera son beurre, son pain, les paiements de sa maison de campagne et ses vacances aux Antilles.

 

 

 

Les traductions de !@#$%?#@

ou le retour des C.D.G. du Papou

Je vais vous parler un peu de ma vie privée et de mes petites habitudes de lecture entre l’Hexagone et les arpents de neige.

En général, je préfère le papier mais, ne voulant pas surcharger les valises qui frôlent déjà le poids maximum autorisé avec les boîtes de sirop d’érable et de bière de racinette*, sans compter les macaronis au fromage autrement nommés ‘’Kraft diner’’ dont la légèreté permet de les ajouter, j’emmène ma liseuse.
* root-beer

Au retour, je compense la perte de poids alimentaire par mes achats dans une librairie toulousaine que j’aime bien, ce qui me permet d’avoir une partie de ma provision de papier pour les hivers enneigés.

Donc, en Périgord, je ne lis pas, je  »lise ».
* Néologisme pour ‘’lire sur une liseuse’’

Sauf qu’un soir, après avoir terminé ‘’Illusions de lumière’’ de Louise Penny, ma liseuse a bogué ; impossible de revenir à la page d’ouverture.
Connaissant mon tempérament sanguin, j’ai essayé de ne pas lancer l’engin par la fenêtre. Du rez-de-chaussée, cela n’aurait pas été trop dommageable, mais aurait pu provoquer une luxation de l’épaule.


Après moult tentative pour résoudre le !@#$%?#@* de bug, je me suis dit que c’était le programme de lecture qui avait causé le !@#$%?#@** de problème et je l’ai désinstallé pour me rendre compte que :
1) Ça n’avait rien changé
2) J’avais perdu tout mes ebook
*Criss
**Tabarnac

Pas de problème immédiat, me suis-je dit, j’ai encore la bibliothèque initiale Kobo et je vais me faire plaisir avec un Léo Malet. Il ne faut jamais vendre la peau de la liseuse avant de l’avoir scrappé car une autre désagréable surprise m’attendait. Aucun des livres de cette bibliothèque n’a voulu s’ouvrir me laissant admirer l’ !@#$%?#@*** d’icône qui tourne, tourne, tourne sans jamais rien déclencher.
***l’ostie

Là, la lumière s’est mise à clignoter (mais non, pas celle de liseuse, celle du bonhomme) et j’ai appuyé sur le bouton de fermeture de l’engin assez longtemps pour qu’il oublie son bogue, et devinez ; rallumé, le !@#$%?#@**** d’appareil fonctionnait normalement, du moins je crois puisque je n’ai pas pu vérifier.
**** ciboire

Il semble toutefois que je devrai pouvoir récupérer certains titres mais je vais avoir besoin d’une bonne âme. L’Héritier, je t’attends.

En attendant, j’ai donc lu un livre papier que j’ai choisi doudou, pour me calmer le pompon, qui fera l’objet de mon prochain billet.*
* »Brunetti et le mauvais augure » de Donna Leon