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***  »Le huitième sortilège » de Terry Pratchett

Les annales du Disque-Monde, tome 2 

Fin des aventures extraordinaires, abracadabrantesques et fantasmagoriques de Rincevent, le mage nul, de Deuxfleurs le touriste quadrioculaire et du coffre hominivore en bois de poirier magique.

Voici quelques mots de notre magicien, en colère, qui  résume bien  leur situation :
‘‘je passe par dessus le bord du monde, le coup d‘après je me retrouve à l‘intérieur d‘un livre puis sur un caillou volant , puis je regarde La Mort apprendre à jouer au plombage ou à la couronne ou à je ne sais quoi alors pourquoi donc je me poserais des questions ?‘‘

Si vous voulez en savoir plus sur leurs péripéties je vous suggère de lire mon billet sur le premier tome intitulé ‘‘ La huitième couleur‘‘.

Rincevent lors de son séjour inutile à l‘école des mages s‘est retrouvé, par accident, nanti du huitième sortilège de l‘in-Octavo, ou livre des sortilèges, dont il est incapable de se servir sciemment.

Dans le cosmos ou nage paresseusement  A-Tui la tortue porteuse des quatre éléphants eux-même soutenant le disque-monde, une étoile rouge vient d‘apparaître et grossit rapidement semant la panique auprès des populations, et surtout des sorciers persuadés que seul les incantations de l‘in-Octavo au complet permettraient de régler ce problème tout en donnant le Pouvoir Suprême à celui qui réussirait.

Pourchassés par différentes sectes cabalistiques, aidés par Cohen Le Barbare édenté et par Betham sa jeune fiancée, nos deux compères vont voyager au milieu des champignons schtroupfiers* et des trolls rochers, rencontrés des druides, des nécromanciens, La Mort (encore) qui ne joue ni au plombage ni à la couronne mais au bridge** et sa fille adoptive Ysabell et risqués leurs vies au milieu des émeutes populaires provoquées par les nouveaux adorateurs de l‘Étoile.
*Hommage à Peyo qui vingt ans plus tôt avait déjà découvert les champignons qui servent de maison à des petits êtres.
** Jeu de mot, voir les paroles de Rincevent ci-haut.

Voilà, j‘ai lu les deux premiers tomes des annales du Disque-Monde et je me suis bien amusé… par moment.

La folie littéraire ne me gêne pas mais c‘est comme un plat en sauce, trop cela peut écoeurer mais par petites bouchées cela se déguste, alors je ne sais pas encore si ou quand je lirai les tomes suivants….Peut-être, l‘avenir le dira.

Le huitième sortilège, Terry Pratchett, Pocket,  2016, 256 pages, Fantaisie.
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : J‘ai un doute sur les jeux de mots en français, j‘espère qu‘il traduise bien ceux de l‘auteur et non je n‘irai pas vérifier.

*** « De mal à personne » d’Odile Bouhier

Il est de la justice de prendre vengeance d’un crime, mais c’est une vertu de ne pas se venger.
                                                                                                                        Proverbe arabe

Nouvelle enquête du commissaire Victor Kolvair à Lyon.

Toute cette série se passe un siècle plus tôt, soit peu de temps après la première guerre mondiale, dans un monde encore traumatisé par les millions de morts et surtout par la vue persistante des « gueules cassées », ces grands blessés qui rappellent chaque jour la violence aveugle des combats. Victor Kolvair a perdu une jambe pendant le conflit et « soigne » ses douleurs physiques et mentales à la cocaïne ou à l’opium.

Un notable industriel a été assassiné sur le parking d’un hôtel et les constatations médico- légales indiquent que le meurtrier mesurait 128 cm…un enfant ? Un nain ?

La justice de l’époque ne s’embarrasse pas de considérations humanitaires et l’arrestation d’un jeune orphelin correspondant au signalement suffit pour l’envoyer vers un centre de redressement, véritable prison où les enfants subissent sévices et tortures mentales.

Un enfant de onze ans peut-il avoir égorgé un adulte ? C’est l’énigme que doit résoudre le commissaire Kolvair, énigme d’autant plus nébuleuse que l’enfant se pend dans sa cellule après avoir subi des violences sexuelles..

Le  présumé « meurtrier » disparu, la justice s’en désintéresse, mais pas notre commissaire qui ira jusqu’au bout malgré le tas de fumier qu’il soulève au fur et à mesure de son enquête.

Odile Bouhier dénonce cette fois-ci une certaine classe de la société qui utilise ses relations et sa richesse pour abuser des plus faibles* et brosse un tableau sombre de la justice de cette époque qui par arrivisme, incompétence ou insouciance condamne, sans réelles preuves,  les plus miséreux qui ne peuvent ou ne savent  se défendre.
*Cela a-t-il changé de nos jours ? Bonne question !

PS : Pour vous donner une idée de l’évolution de notre société depuis un siècle : au moment de cette enquête, les citoyens de Lyon, sont en liesse en  attendant  le spectacle très couru de la décapitation en public d’un condamné à mort.

PPS :Je rappellerai à ceux qui pensent que cela se passait au Moyen-Âge que le dernier guillotiné en public le fut en 1939 et c’est durent l’année 1977 qu’ a  eu lieu la dernière application de la peine de mort en France. 

 De mal à personne, Odile Bouhier, Les Presses de la Cité, 2012,  216 pages, policier historique.
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Victor et Bianca…enfin !

*** « L‘histoire d‘Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un) » de Francis Dannemark

Ne manque jamais une occasion d’exprimer tes sentiments, car on ne sait jamais si la vie te donnera une deuxième chance de le faire.

Les éternelles questions du lecteur indécis :
Comment choisir sa prochaines lecture ? Qu‘est-ce qui nous fait choisir un livre plutôt qu’un autre ?

Pour ce roman de Francis Dannemark, dont je n‘avais rien lu auparavant, la réponse est simple : le titre.

Les titres ambigus ou qui n‘en finissent plus ont été à la mode chez les éditeurs depuis quelques années, certains mercantiles, d‘autres abscons. Celui-là m‘intriguait, ce qui devrait être, tout simplement,  le but des titres énigmatiques.

À l‘enterrement de sa mère, le narrateur rencontre pour la première fois sa tante Alice dont on parlait peu dans sa famille,  qui vivait à l‘étranger depuis la fin de la guerre et envoyait très rarement une carte postale.

« Je ne lui ai pas demandé d‘ouvrir la malle de ses souvenirs et de ses secrets ; elle l‘a fait quand même. »
« Elle m‘a suggéré de les écrire. J‘ai hésité  puis j‘ai dit oui.“

Ces deux phrases sont une parfaite présentation de ce  roman.

Combien d‘hommes dans la vie d‘Alice ? Beaucoup car elle n‘eut pas de chance avec ses maris qu‘elle a tous aimé et qui mourraient rapidement de maladies ou d‘accidents.

Elle n‘était pas mariée avec Pierre son premier amoureux, un résistant qui disparut en fabricant une bombe et qui fut non seulement le prélude de cette vie aventureuse mais aussi l‘épilogue.

Une douzaine d‘hommes ont partagé la vie d‘Alice de l‘Angleterre, à l‘Australie et de l‘Italie jusqu‘aux confins septentrionaux de l‘inde.

Une vie de bonheurs  souvent trop courts, une vie de malheurs que l‘amitié lui permettait à chaque fois  de surpasser.

Avec toutes ses épreuves il était en effet préférable qu‘Alice ne pense jamais à rien.

La scoumoune, la malchance, la poisse cela existe mais pourquoi Alice n‘est-elle jamais venue, ne serait-ce qu‘une fois se réfugier auprès de sa famille française ?

Pour le savoir il vous faudra aller jusqu‘au bout de ce petit roman d‘une centaine de page qui loin d‘être sombre et mélancolique est rempli de résistance* et de réconfort.
*J‘aurai enfin pu écrire résilience que je n‘ai encore jamais utilisé mais il est trop utilisé à mauvais escient.

Le billet de YueYin.

L‘histoire d‘Alice qui ne pensait jamais à rien (et de tous ses maris, plus un), Francis Dannemark, Robert Laffont, 2013, 98 pages, Roman.

Le bémol du Papou : Pas facile de se souvenir de Pierre, Henri,Sydney, Wilbur, Ronald, Pietro, Nick, Erhan, Bill, Vincent, Swami et Paul.Heureusement chacun fait l‘objet d‘un chapitre.

 

*** « Snjðr » de Ragnar Jðnasson

La neige apaise tout, on dirait qu’elle porte en elle le silence ou, plutôt, que dans l’espace qui sépare deux flocons, entre les flocons, il y a le silence.
                                                                                                  Jon Kalman Stefansson

 

Originaire de Reykjavik, Ari Thor Arason, ancien étudiant séminariste qui sera  rapidement surnommé « le révérend »,  accepte, à la sortie de l’école de police et dans un pays en pleine récession, un poste dans la petite ville de Siglufjordur, petit port de pêche perdu, encastré dans les montagnes au nord du pays.

Il laisse  Kristin sa petite amie qui fait des études médicales et refuse de le suivre.

Il va devoir apprendre son métier de policier de terrain, s’accoutumer aux us des petites villes où tout le monde se connait, accepter l’indifférence voire le rejet de la population envers un jeune citadin.

Horlfur, un des plus grands auteurs islandais, dont le seul ouvrage publié a fait la renommée, vit à Siglufjordur. Il est devenu, à la fin de sa vie, le président de la société culturelle et le producteur de la compagnie de théâtre amateur. Entre deux répétitions il fait une chute mortelle dans le théâtre.

Accident ? Meurtre ?

Si Ari Thor a des doutes, Tomas son supérieur préfère, par souci d’éviter une tempête médiatique et administrative, la thèse de l’accident causé par un abus dl’alcool dont la victime était coutumière.

L’agression violente de Linda, la femme de l’acteur principal, vient  infirmer cette théorie et oblige Tomas a envisagé le meurtre.

Une importante tempête de neige bloque tout accès à la ville. Ari Thor ressent une certaine claustrophobie, amplifiée par son malaise  de ne pouvoir s’expliquer avec Kristin tandis qu’il commence à apprécier Ugla, une jeune expatriée comme lui. 

Voici un nouvel auteur (pour moi) dans la galerie des auteurs de polar islandais, le plus connu  étant Arnaldur Indridason. Cependant, Ragnar Jðnasson,  mérite une petite visite. Plus tard, il me faudra faire une petite escale chez Arni Borarinsson, Arni Thorarinsson, Jon Hallur Stefansson, Stefan Mani et Yrsa Sigurdadottir, il semblerait que chacun des 330 000 islandais a été, est ou deviendra un auteur de polars.

Très bon jusqu’au coup de théâtre final aussi surprenant qu’inattendu.

Snjor, Ragmar Jðnasson, La Martinière, 2016, 335 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Chez Indridason J’avais déjà des problèmes avec les noms islandais  mais quand une  conversation implique Leifur, Ulfur et Horlfur, j’en perd mon latin oups… mon islandais.

Mais au fait, ça veut dire quoi « Snjðr » ? Bon je ne vous titille pas plus longtemps, c’est « neige ». Le traducteur  a dû penser que tout un chacun utilise l’islandais comme langue vernaculaire comme  sont le papou ou le moldave oriental.

*** « Ceux qui sauront » de Pierre Bordage, tome 1

« Est-ce un crime que de vouloir apprendre ? »
« Selon la loi royale, oui. L’instruction est réservée à ceux qui sauront l’utiliser…le savoir généralisé entraîne l’anarchie. »

Nous sommes en 2008, depuis la restauration de 1882, appuyée par l’armée Versaillaise et par les royaumes coalisés d’Europe, la France est devenue un royaume autocratique qui a aboli l’éducation du peuple  et écrase militairement toutes tentatives de rébellion. La population vit dans la misère, au rythme des  famines et les exactions policières.

Tous régimes absolutistes suscitent des mouvements de résistance et des actions terroristes qu’ils tentent de détruire par les délations et  les persécutions. Les résistants créent des écoles clandestines pour éduquer des volontaires en risquant leur vie, d’autres, devenus clandestins,  opèrent des actions terroristes.

Jean, surnommé P’tit Roi car il porte le même nom que le roi Jean IV,  fait partie des volontaires, arrêté, il est condamné à cinq années d’emprisonnement dans un camp de redressement. Lors de son transfert, il est libéré par une embuscade d’un mouvement terroriste.

Clara et ses sœurs, Christa, et Odeline sont les filles privilégiées du directeur de la Banque Royale. Elles habitent Versailles devenue la capitale du royaume depuis 1882.

Dans les régimes monarchiques*, la coutume veut que les filles soient utilisées, par un mariage forcé,  pour sceller des alliances. Lors de son voyage pour rencontrer son futur époux, Clara échappe à un grave accident de voiture. Le chauffeur est tué. Perdue dans la forêt et désemparée elle est enlevée par Barnabé, un  innocent muet qui, sans jamais la molester, la garde prisonnière   durant plusieurs mois.
* Et dans certains milieux d’affaires.

Lors d’une absence de son geôlier, elle réussit à s’évader et rencontre Jean, devenu un clandestin, qui l’aidera à rejoindre sa famille.

Cette aventure, la froideur de sa famille et l’amour qu’elle commence à ressentir pour Jean vont amener Clara à réfléchir sur sa condition de privilégiée, captive des décisions de sa famille, comparée à celle des « cous noirs* », surnom péjoratif donné à la population ouvrière. Elle  commence à entreprendre  des actions contraires aux intérêts de  son milieu familial.
*Qui a dit brèche-dent ?

À la suite de nombreuses péripéties que j’éviterai de spoiler, et à la fin de ce premier tome, Clara disparaît.

Cette nouvelle disparition de Clara nous amène au tome 2, « Ceux qui rêvent », dont je vous parlerai dans un prochain billet.

Vous avez compris que « Ceux qui sauront » est une uchronie*-jeunesse mais pas que… les méthodes utilisées pour contraindre  une population sont toujours d’actualité peut importe le gouvernement totalitaire au pouvoir.
*Uchronie : Époque fictive, évocation imaginaire dans le temps.

Quelques dates de l’histoire uchronienne de la France  :
1871: La grande terreur
1882: Le parti de l’Ordre renverse le gouvernement Gambetta et hisse le roi Philippe VI sur le trône.
1905, 1941:Émeutes
1955: La grande famine suivie d’une nouvelle émeute
1982: Nouvelle émeute
2008: Nouvelle émeute à laquelle Jean Participe

Les billets de YueYin et XL.

Ceux qui sauront, Pierre Bordage, Flammarion, 2008, 440 pages, S.F. Uchronie-jeunesse
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Une belle uchronie un peu trop « jeunesse » mais qui peut devenir un tourne-page pour les jeunes… de cœur.

*** « Les sœurs Gwenan » Hervé Jaouen

Mieux vaut éviter les médecins car ils vous découvrent des maladies que vous n’aviez pas  avant qu’ils ne vous mettent le cœur et les poumons sur écoute.

J’aime les romans à intrigues et ceux qui m’emmènent dans des  lieux lointains et inconnus. Pour moi, combiner les deux serait proche du bonheur littéraire. Ce bonheur,  je l’ai trouvé, et pourtant, cette saga familiale bretonne ne réunit ni enquêtes, ni aventures exotiques.

Je dois admettre que ne connaissant ni la Bretagne, ni les métiers de la mer, je viens de rencontrer  des gens, des mœurs et des lieux inconnus ce qui est, convenons-en,  proche de la définition de l’exotisme.

Orphelin, Joseph Gwenan a été recueilli par Tad et Mamm Bonizec et élevé, lui l’enfant des terres, avec les contes et légendes des hommes de la mer.

Comme son père adoptif et comme beaucoup de bretons*, Jos s’engage dans la royale** et fait le tour du monde avant de revenir s’occuper de Guillemette et des quatre filles qu’elle lui a donné et qui resteront toujours fascinées par les exploits de leur père qui a combattu aux Dardanelles.
**marine nationale. 

*Yaouank c’hoazh me oa kuitaet va brogozh Breizh-Izel,
Evit mont da c’hounez ma boued ebarzh ar broioù pell.
Da Saigon en Indochin digentan e oan bet,
Goude oan deuet d’Afrik da vro an Arabe.
                                                       Chanson de Jos ar Saoz

Jeune encore, j’ai quitté mon vieux pays de Basse-Bretagne,
Pour gagner mon pain dans les lointaines contrées.
D’abord j’ai été à Saïgon, en Indochine,
Et ensuite je suis allé en Afrique, au pays des arabes.

Les filles Gwenan n’oublieront jamais leur origine maritime. Elles épouseront des marins et aduleront leur père, surtout Joséphine, l’aînée.

Si on exclut les guerres, ces péripéties obligatoires que l’on subit par obligations mais qui deviennent des souvenirs dont les survivants font   des récits légendaires, il ne se passe rien d’extraordinaires dans la vie des Gwenan.
*Seulement les survivants.

Roman social sur les habitants de la Bretagne entre 1890, année de naissance de Jos et les années 2000, qui aborde les sentiments,  la vie simple de la grande majorité des êtres humains, l’amour, le mariage, les naissances, le travail, la vieillesse et la mort.

Je ne connaissais pas l’auteur prolifique qu’est Hervé Jaouen. J’en lirai certainement d’autres.

Les sœurs Gwenan, Hervé Jaouen, Pocket, 2012, 416 pages, Roman
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Un voyage en Bretagne à prévoir.

Le retour du Jedï ….heu…du Papou

Certains ont pu penser que Le Papou, à l’Instar de certains blogueurs avait cessé de sévir.

Que nenni !

Pour faire court, après une visite médicale de routine, le choc…le tracteur qui vous rentre dedans alors que vous regardez passer le train… hospitalisation immédiate.

Même pas le temps de faire un billet !

Et puis le plombier de service m’a refait certaine canalisations défectueuses.

Au début, je n’avais même plus envie de lire. Ensuite j’ai rattrapé mon retard et même pris de l’avance ce qui fait que pendant plusieurs semaines, au gré de la FORCE (qu’elle soit avec vous) je vais sévir sur :

Trente six chandelles de Marie-Sabine Roger
Les chais des ambitieux de Philippe Bouin
L’armée furieuse de Fred Vargas
Tancrède de Ugo Ballagamba
Le poignard et le poison de Marc Paillet
Meurtres dans le sanctuaire de C.L.Grace
Noir septembre de Inger Wolf
Le secret de Chimneys de Lady Agatha
La montagne rouge d’Olivier Truc

En attendant je vais aller me reposer…

Le Papou

 

 

 

En route…encore

La visite est partie !

L’école a repris !

C’est le temps des vacances … voyages.

On va aller voir le Périgord et ses « plages ».

On va ramasser des noisettes, des noix et des cèpes,

Grignoter du foie gras et des magrets, siroter du Pineau,

Griller des châtaignes et boire du Bordeaux.

On reviendra pour voir tomber les feuilles puis le froid puis la neige.

L’hiver au Québec, c’est bien.

En attendant et pour quelques jours, l’ordinateur prend aussi des vacances…

À bientôt

 

 

 

à bientôt (suite)

216px-Tour_Eiffel_Wikimedia_CommonsOn s’est enfin posé en Périgord après quelques jours parisiens où nous avons de nouveau présenter nos hommages à Madame La Tour Eiffel. Certains sont même montés jusqu’au troisième étage*.
*Les fous !… ou les courageux.

280px-SacreCoeur_tbLe plus agréable aurait pu, après une courte visite au Sacré Cœur et une non moins courte promenade sur la place du Tertre, devenue une chausse-trappe à touristes où on retrouve plus  de portraitistes, caricaturistes et découpeurs de profil que de vrais peintres, de descendre la rue Lepic, une rue qui dans mes souvenirs étaient un petit résumé de la vie du petit peuple de Paris.

260px-P1040837_Paris_XVIII_rue_Lepic_rwkLa rue elle-même n’ a pas beaucoup changé, petite, étroite et toute en descente mais l’esprit parisien n’y est presque plus entre les restos asiatiques et les épiciers maghrébins qui vous offrent, si je puis dire, leurs produits à des prix* que ne désavoueraient pas certains bijoutiers de la place Vendôme.
*Tourisme oblige.

En bas de la rue, J’aurai pu  lancer, comme Cécile Sorel, « l’ai-je bien descendue » ? Que nenni ! Car il fallait la remonter pour trouver une petite crêperie bretonne. Heureusement, la fatigue a disparu rapidement, chassée par un petit cidre brut venu directement d’une province occidentale et une gouteuse galette  à l’andouille de Guéméné.

Ce matin, en Périgord, le temps est maussade et quelques gouttes humidifient la floraison du cerisier et du lilas tandis que les pampres de la glycine s’entrouvrent et les rosiers bourgeonnent.

A bientôt !

À bientôt

De nouveau sur les routes du ciel en direction de l’est et espérons-le d’un peu de chaleur.

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À très bientôt si dieu-internet le veut bien.

 

Le Papou