** « Boulevard…ossements » de Léo Malet

Le cœur de Paris, c’est une fleur. Une fleur d’amour si jolie que l’on garde dans son cœur, que l’on aime pour la vie.
Charles Trenet

51RGC0WCvLL._SX195_Après quelques voyages dans des temps futurs où, soit l’humanité a quasi disparu, soit le métier de détective privé est exercé par des androïdes émotionnellement  instables, j’avais envie de retourner dans le passé, dans MON passé, pas si lointain mais quand même, une moitié de siècle ce n’est pas rien, sauf si on considère l’avènement de l’homo sapiens.

J’ai dans la bibliothèque de ma liseuse quelques romans policiers ou d’espionnage qui remontent à l’époque où mes héros préférés se nommaient, entre autres, Hubert Bonnisseur de la Bath, Francis Coplan ou Nestor Burma.

Nestor Burma ! J’avais presque alors envisagé de devenir détective privé si je n’avais pas eu peur que mon crâne ne supporte  pas les matraquages répétés que ce héros subit régulièrement en fourrant son nez dans des endroits malsains ou mal fréquentés.

Cette fois-ci, Nestor et sa jolie secrétaire Hélène viennent d’apprendre qu’ils ont gagné deux millions de francs à la loterie et outre leur joie* de ne pas avoir à tirer le diable par son appendice caudal, ils pouvaient envisager de se reposer quelques temps en refusant des affaires inintéressantes voire dangereuses.
*Pas d’affolements cela représenterait maintenant 3500 euros mais à l’époque le whisky** coutait moins cher que de nos jours.
** Boisson préférée de Nestor et par extension de moi-même…à l’époque.

Un diamantaire va venir troubler leur jour de fête en demandant au propriétaire de l’agence Fiat Lux d’enquêter sur un restaurateur chinois  de la rue de la Grange-Batelière, et de vérifier quels  relations il aurait avec des émigrés russes.

À cette époque, de nombreux chauffeurs de taxis étaient russes, issus de la diaspora qui avaient fui leur pays à l’avènement des communistes.

À partir de ce modeste fil d’Ariane, Nestor mais surtout Hélène vont se trouver mêler à une escroquerie où les diamants ne sont pas éternels mais peuvent provoquer l’éternité.

Ainsi le diamantaire puis un graisseur d’ascenseur* d’origine russe vont disparaitre et faire réapparaitre le squelette d’un colonel russe qui avait disparu de son vivant charnel.
*Si, si, c’était un métier à l’époque de Cro-Magnon.

Pas de coup sur la tête cette fois, mais une jolie ballade dans le 9è arrondissement que j’ai bien connu à une époque où je débutais ma vie professionnelle et où je connaissais par cœur la gare Saint Lazare* et ses alentours.
*Souvenirs de sandwichs baguette-saucisse-moutarde bien meilleurs que nos insipides hot-dogs actuels.

Rajeunir à vingt ans, même en pensée, est bon pour l’homme.

Boulevard…ossements, Léo Malet, 10-18, 1957, 130 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Finalement, Hélène est bien meilleure que Nestor.

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2 réflexions au sujet de « ** « Boulevard…ossements » de Léo Malet »

  1. Yueyin

    Je ne suis pas objective sur Nestor, les nouveaux mystères de Paris font partie de mes incontournables absolus 🙂 est ce que tu as lu les romans hommage de wagner, les futurs mystères de Paris avec le détective à borsalino vert fluo qui s’appelle tem (abréviation pour temple de l’aube radieuse ou un truc comme ça) ?

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