*** « Bois mort » de James Sallis

Qui comprend l’humanité, recherche la solitude
                                                                          Hazrat Ali

51HWNLDqNtL._SX301_BO1,204,203,200_Ce bouquin m’est arrivé par accident voire par inadvertance. Je souhaitais un roman écrit par un John Turner et j’ai reçu la trilogie de James Sallis mettant en vedette un homonyme; « Bois mort* est le premier de la série, suivi de « Cripple creek » et de « Salt river ».
*Pour une fois que je commence par le premier

Le héros, John Turner donc, est un ancien de la guerre du Viêt-Nam, ex-flic, ex-détenu et ex-psy, qui s’est retiré dans un coin perdu du Tennessee où la gente policière composé du shérif et de son adjoint a pour principale activité de coffrer les poivrots.

Un assassinat sans motif familial est un phénomène rare dont elle se serait bien passée. Un vagabond est retrouvé un pieu planté dans la poitrine et les poches bourrées de courrier appartenant au maire du village.

Vu ses faibles effectifs et son manque d’expérience, le shérif local, très au courant du passé d’enquêteur… et de taulard de John, lui demande de participer à l’enquête.

Au cours de celle-ci, John Turner va repenser à sa vie et nous raconter par bribes éparses les évènements qui l’ont amené à devenir policier à Memphis, puis prisonnier fédéral pendant les onze années qui ont suivi pendant lesquelles il a obtenu son diplôme de psychanalyste.

Autant vous dire que j’ai un peu pataugé dans ces flash-back* à répétition mais l’atmosphère qui se dégage du monde de Sallis m’a scotché**. Un mélange de calme rural, de fausse tranquillité rustique dans une région qui s’encroûte dans un futur sans avenir en ressassant un passé égaré.
*Comme dirait un réalisateur de l’Hexagone
** Comme dirait un colleur d’affiches du même endroit

J’avais l’impression de retrouver William G. Tapply et son Stoney Calhoun. Après enquête*, la série de James Sallis est légèrement antérieure à celle de Tapply et on sait presque tout de Turner alors que même Calhoun ne savait ni qui il était, ni d’où il venait.
*Je lis des polars, quand même !

John Turner* se retrouve donc forcer de reprendre contact avec le monde qu’il cherchait à fuir et doit plonger dans une série de films cultes dont l’acteur principal et le réalisateur ont disparu.
*Le héros pas l’écrivain..J’en vois qui ne suive pas.

Pour l’atmosphère et parce que je suis convaincu qu’on ne sait pas tout du héros, je vais lire dans la foulée le deuxième tome.

Bois mort de James Sallis, Gallimard, 2009, 320 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Le récit de la vie passée de John Turner dans un désordre trop fragmenté.

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2 réflexions au sujet de « *** « Bois mort » de James Sallis »

    1. jpvalentin Auteur de l’article

      C’est toi qui me les a envoyé. Kiki m’a aidé à mettre mon wi-fi mais ma liseuse ne le voit toujours pas et je ne peux pas lire la suite. snif!
      Le Papou

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