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*** »Le sabre du calife » Marc Paillet

Comme vous, je suis homme et mortel, et, comme vous, il peut m’arriver d’oublier.
                                                                                                                           Mahomet

Après la destitution de l’impératrice Irène de Constantinople, Childebrand et  Erwin, missi dominici de Charlemagne, sont chargés d’une ambassade auprès du sultan Haroun al-Rachid* afin de préparer une entente pour contrer les visions expansionnistes de Nicéphore, son successeur.
*Celui des contes des mille et une nuits

Outre leurs lettres de créance ils apportent au sultan un magnifique sabre ouvragé, récupéré dans le trésor des Avars*, dont la poignée brille des magnifiques éclats de nombreuses pierres précieuses.
Dès leur arrivée, nos deux compères sont surpris et éblouis par l’ingéniosité et la beauté de la civilisation arabe.
* campagnes menées par les Francs sur le Danube contre les Avars de Pannonie** de 791 à 805.
**Située à l’emplacement actuelle de la Hongrie

Arrivés à Palmyre, ils sont attaqués par des bédouins qui leur volent les lettres de créance et le sabre.

Nos missi dominici sont convaincus que ce raid a pour but de faire échouer leur mission. Dès leur arrivée à Baghdâd, ils se retrouvent au milieu de diverses intrigues Outre les intérêts personnels de certains dirigeants pour améliorer leurs richesses et augmenter leurs pouvoirs, d’autres semblent préférer des accords avec Constantinople beaucoup plus près géographiquement que ces lointains francs que l’on connait peu.

Autre souci, le Calife ne semble pas pressé de les recevoir, et le lieu de résidence dont ils bénéficient ressemble plus à un bâtiment abandonné qu’à un palais.

Aidés de quelques conseillers et de leurs aides habituels, Timothée dit le Goupil, Frère Antoine dit le Pansu et l’ancien rebelle Doremus, nos ambassadeurs  vont continuer leur enquête pour retrouver le butin volé, malgré les cadavres  qui apparaissent au fur et à mesure de leurs investigations, trouver le responsable  de leurs problèmes et obtenir une entrevue avec le Calife.

Cette série qui date de plus de vingt ans continue à me plaire par son aspect historique et sociologique souvent oblitéré par la personnalité de Charlemagne et par ses conquêtes.

PS : J’ai apprécié la notice historique d’une vingtaine de pages à la fin de ce roman sur, Mohamed, la montée de l’Islam et sur le schisme entre Sunnites et Chiites, dont on parle beaucoup de nos jours sans trop en connaître les raisons.

Le sabre du calife, Marc Paillet, 10-18, 1996, 195 pages, Policier historique
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Intéressant ! Mais parfois un peu trop cliché dans les comparaisons entre les civilisations franques et arabes.

 

**** « Témoin à charge » Agatha Christie

Comme mentionné dans des chroniques précédentes, je lis peu de nouvelles, trouvant le genre trop sec pour me permettre de percevoir les personnages et comprendre les situations*.
*ou inversement.

J’ai besoin de préparation, de mise en bouche avant de me sentir concerner et je commence à peine à ressentir  les saveurs que le plat est déjà terminé.

Il y a des exceptions. Lady Agatha en fait partie.

Son principale talent est une mise en situation, courte mais complète qui, en quelques phrases, nous intègre rapidement, à ses  intrigues.

Ce recueil comprend huit nouvelles :

La radio
Le vase bleu
Le mort avait les dents blanches
Double manœuvre
Trio à Rhodes
Le rêve
Le mystère du bahut espagnol

À l’exception de « Trio à Rhodes » qui comprend 6 chapitres, toutes les autres ne dépassent pas une vingtaine de pages et sont un florilège des turpitudes de la nature humaine pour obtenir frauduleusement quelque chose.

Des nouvelles en forme de petits bijoux d’écriture.

Témoin à charge, Agatha Christie, Le masque, 1977, 221 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Pas de bémol pour Lady Agatha…Je répète, pas de bémol pur Lady Agatha.

Petit aparté

Je voudrais informer les quelques millions, minimum, qui suivent mon blog, qu’il n’est pas abandonné. Je dois avoir une dizaine de chroniques à préparer sur les livres que j’ai eu le temps, et j’en avais en masse, de lire pendant mon séjour à l’hôpital. 

Encore un peu de patience, j’y retourne quelques jours pour finaliser ma médication, et ensuite je vais commencer à préparer mes commentaires sur :

  • Poirot jour le jeu
  • Saga parisienne tomme 1, 2 et 3
  • Dragon
  • Le signe des quatres
  • Aux armes zécolos
  • Le sabre du calife
  • Témoin à charge
  • l’amie prodigieuse tome 1
  • Casse-pipe à la nation
  • Piège pour un élu
  • La daronne

Patience donc, Le Papou, revient !

 

Le Papou 

*** « Snjðr » de Ragnar Jðnasson

La neige apaise tout, on dirait qu’elle porte en elle le silence ou, plutôt, que dans l’espace qui sépare deux flocons, entre les flocons, il y a le silence.
                                                                                                  Jon Kalman Stefansson

 

Originaire de Reykjavik, Ari Thor Arason, ancien étudiant séminariste qui sera  rapidement surnommé « le révérend »,  accepte, à la sortie de l’école de police et dans un pays en pleine récession, un poste dans la petite ville de Siglufjordur, petit port de pêche perdu, encastré dans les montagnes au nord du pays.

Il laisse  Kristin sa petite amie qui fait des études médicales et refuse de le suivre.

Il va devoir apprendre son métier de policier de terrain, s’accoutumer aux us des petites villes où tout le monde se connait, accepter l’indifférence voire le rejet de la population envers un jeune citadin.

Horlfur, un des plus grands auteurs islandais, dont le seul ouvrage publié a fait la renommée, vit à Siglufjordur. Il est devenu, à la fin de sa vie, le président de la société culturelle et le producteur de la compagnie de théâtre amateur. Entre deux répétitions il fait une chute mortelle dans le théâtre.

Accident ? Meurtre ?

Si Ari Thor a des doutes, Tomas son supérieur préfère, par souci d’éviter une tempête médiatique et administrative, la thèse de l’accident causé par un abus dl’alcool dont la victime était coutumière.

L’agression violente de Linda, la femme de l’acteur principal, vient  infirmer cette théorie et oblige Tomas a envisagé le meurtre.

Une importante tempête de neige bloque tout accès à la ville. Ari Thor ressent une certaine claustrophobie, amplifiée par son malaise  de ne pouvoir s’expliquer avec Kristin tandis qu’il commence à apprécier Ugla, une jeune expatriée comme lui. 

Voici un nouvel auteur (pour moi) dans la galerie des auteurs de polar islandais, le plus connu  étant Arnaldur Indridason. Cependant, Ragnar Jðnasson,  mérite une petite visite. Plus tard, il me faudra faire une petite escale chez Arni Borarinsson, Arni Thorarinsson, Jon Hallur Stefansson, Stefan Mani et Yrsa Sigurdadottir, il semblerait que chacun des 330 000 islandais a été, est ou deviendra un auteur de polars.

Très bon jusqu’au coup de théâtre final aussi surprenant qu’inattendu.

Snjor, Ragmar Jðnasson, La Martinière, 2016, 335 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Chez Indridason J’avais déjà des problèmes avec les noms islandais  mais quand une  conversation implique Leifur, Ulfur et Horlfur, j’en perd mon latin oups… mon islandais.

Mais au fait, ça veut dire quoi « Snjðr » ? Bon je ne vous titille pas plus longtemps, c’est « neige ». Le traducteur  a dû penser que tout un chacun utilise l’islandais comme langue vernaculaire comme  sont le papou ou le moldave oriental.

Tomates farcies

On trouve des tomates à l’année longue, mais à cette saison  les tomates de pleine terre ont un parfum que n’ont pas leurs sœurs de serre. 

Il existe autant de recettes de farce que de cuisiniers, en voici deux qui n’ont comme différence que l’ingrédient qui donnera du moelleux à votre préparation.

Ingrédients de base :
6 tomates
600 gr de viande hachée maigre
1 oignons haché ou 2
2 gousses d’ail hachées
Huile d’olive
Sel & Poivre


Pour les épices et les épices, utiliser celles que vous aimez, voici les miennes :
1 C/T d’origan haché appelé aussi marjolaine
1 C/T de menthe haché
1 C/T de persil haché
1 C/C de cumin

Pour le moelleux 

Soit 2 œufs battus

Soit  2 tranches de pain de mie, sans la croûte, trempées dans de l’eau ou mieux dans du lait 

Préparation :

Préchauffer le four à 350 F ou 180 C

Laver les tomates et trancher le futur chapeau (2 mm d’épaisseur environ)

Avec un couteau pointu et tranchant découper l’intérieur des tomates à environ 3 mm du bord. Retirer la chair avec une cuillère (il existe un outil mais je n’en ai pas). Retirer les parties blanches importantes un peu dures, réserver.

Dans un bol, mélanger avec les mains la viande, l’oignon, l’ail, et les fines herbes.

Ajouter les œufs et continuer à mélanger 

ou 

Ajouter  la mie de pain après l’avoir pressée pour retirer le maximum de liquide.

Continuer à mélanger pour obtenir un appareil homogène

Avec une cuillère, déposer dans chaque tomate un peu de farce en pressant pour qu’elle soit remplie jusqu’au fond. Ajouter suffisamment de farce pour qu’elle dépasse de la tomate puis y déposer le chapeau.

Huiler  un plat allant au four, y mettre les tomates. Ajouter un filet d’huile sur les chapeaux.
Placer le plat sur la grille du milieu  pour environ 45 minutes. Les chapeaux doivent juste commencer à roussir, si ils se colorent trop tôt, mettre une feuille d’alu par dessus. 

Bonne appétit !

P.S. : J’ai un petit plaisir à vous faire partager.
Ces tomates farcies se congèlent très bien. Vous les faites cuire seulement 30 minutes puis vous les mettez au congélateur et, en plein hiver, alors que les tomates n’ont plus aucun goût, vous les sortez, les remettez au four 15 minutes et vous les dégustez  en pensant à l’été qui s’est enfui.

*** « Un outrage mortel » de Louise Penny

Agis avec gentillesse, mais n’attend pas de la reconnaissance.
                                                           Confucius

Louise Penny fait maintenant partie de mes auteurs chouchous. Quand dans ma librairie préférée, je tombe sur  son nouveau roman, mes bonnes résolutions économiques prennent le bord.

Après avoir été gravement blessé lors d’une opération contre certains dirigeants corrompus de la Sureté du Québec, Armand Gamache a pris sa retraite dans le petit village de Three Pines.

Ses proches sont surpris lorsqu’il accepte de reprendre du service comme commandant de l’école de Police. Notre ancien détective à la brigade des homicides est persuadé que l’école était utilisée pour  recruter et pervertir de nouveaux agents afin de  favoriser les malversations des dirigeants véreux.

Après avoir démis un certain nombre d’enseignants et rétrogradé Leduc, surnommé le Duc, l’ancien directeur, à un simple poste de professeur, il se rend compte que les étudiants de troisième année ont certaines difficultés à accepter ses nouvelles règles.

À Three Pines, Olicier, l’un des propriétaires de l’auberge en rénovation, retrouve de nombreux documents cachés dans un mur et remet à Gamache une carte centenaire qui indique le village alors que sur toutes les cartes modernes, il n’est jamais mentionné.

Comme devoir d’enquête, il  remet des copies de  ce document à  quatre étudiants, deux anciens, un garçon qui le déteste et une élève d’origine chinoise et deux bleus, un jeune gay et une gothique dont Armand Gamache a longtemps hésité avant de l’accepter dans l’école pour des raisons qui ne seront dévoilées qu’à la fin du roman.

Leduc, l’ancien directeur, est retrouvé assassiné d’une balle dans la tête et une copie de la carte retrouvés dans  le tiroir de sa table de nuit.

L’enquête est confiée à Isabelle Lacoste, la nouvelle responsable des homicides à la suretée du Québec et ancienne collaboratrice de Gamache. Un haut gradé de la Gendarmerie Royale du Canada est désigné, sur demande d’Armand,  pour surveiller la  neutralité de l’enquête.

Le responsable de la GRC suspecte très rapidement Armand Gamache de cacher certains éléments et d’être responsable du meurtre.

Il n’y a jamais de violence gratuite dans les romans de Louise Penny mettant en vedette Armand Gamache, ce gentil policier  qui cache sous son apparence débonnaire un esprit acéré et aussi tortueux que Machiavel lui-même.
Cette fois, ses amis sont inquiets. Que cache cette décision de laisser l’enquête se dérouler sans lui ?

Un outrage mortel, Louise Penny, Flammarion, 2017, 496 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou :Pour une fois, aucun décès suspect dans  le village « tranquille » et introuvable de Three Pines.

*** « L’amie prodigieuse » Elena Ferrante

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre.
                                                                                                              Charles Aznavour

Voilà ! C’est fait !
J’ai lu la première  partie de cette série qui a enchanté la blogosphère. En général, je me méfie de ces engouements;  Peur d’être déçu certainement mais encore plus  peur de me sentir  exclu.

Mon  club l’avait choisi  comme lecture commune pour septembre et comme septembre s’annonce… je me suis donc lancer, un peu à reculons, je l’avoue.

Et…
Je ne suis pas déçu, mais je n’ai pas ressenti cet enthousiasme  dithyrambique qui m’avait  fait peur.

À  la fin des années cinquante, deux petites filles, vivant dans un quartier défavorisé de Naples, deviennent amies. Une cinquantaine d’années plus tard, Lenu, l’une d’entre elles, raconte leur histoire depuis leur rencontre, en première année d’école, jusqu’au moment où, à peine sorties de l’adolescence, leurs vies va complètement  changer.

Lila est la rebelle, vive, intelligente  et Lenu, l’imitatrice, le disciple, la bûcheuse appliquée. Leur institutrice   va être l’origine inconsciente  de leur transformation en obtenant difficilement l’accord des parents de Lenu pour qu’elle  poursuive ses études.

Leurs vies se déroulent  jusqu’à la fin de l’adolescence avec ces peurs, ces bêtises infantiles, ces petites aventures quotidiennes, ces relations parentales souvent difficiles, (nous sommes au milieu du XXe siècle), ces premiers émois sexuels et ces us et coutumes relationnels où celui qui possède quelques biens dominent les autres.

Sortir de la misère ne peut s’obtenir qu’en quittant son quartier, en abandonnant ses amours de jeunesse et ses amis. Mais, si vous pouvez oublier  le lieu de votre enfance, celui-ci ne vous oublie jamais.

J’ai bien aimé le contexte social  de ce Naples qui, loin des clichés  et des images touristiques nous offre la misère ordinaire de ses habitants sans instruction qui parlent leur dialecte et sont  imprégnés de ce sentiment inéluctable que, quoiqu’ils fassent, rien ne changera.

Avec les émotions de Lenu, j’ai retrouvé une grande partie de ma jeunesse (dans un milieu ouvrier pas aussi misérable) qui s’est déroulée durant la même période, avec ces doutes, ces hésitations, cette oscillation  permanente entre les études et les copains*, cette sensation d’être toujours différent sans le vouloir et ce désir inconscient de rester toujours le même.
*voir le bémol du Papou

Cet ouvrage, que je suppose  être en grande partie autobiographique,  pourrait être raconté par de nombreux enfants nés pendant ou à la fin de la guerre avec le décor comme seule différence. L’excellente écriture d’Elena Ferrante brosse un tableau très vivant de Naples et des napolitains, tableau qui m’a  captivé plus que l’histoire somme toute banale.

Pour les nombreux avis  cliquer sur le nom de leurs auteures : Violette,  Papillon, Clara,  Sylire, Noukette,  Lucine, Les 2 bouquineuses, Titine, Karine, etc…désolé pour celles que j’ai oubliées

L’amie prodigieuse, Elena Ferrante, Gallimard, 2014,
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol (émotionnel) du Papou :  La prime enfance est ce qui nous marque le plus. Ils sont toujours  restés dans ma mémoire, Blanchebarbe, Nez-de-bœuf, Moustique, Cahier, Jean-Mi, Jimmy et les autres. Par contre, j’ai pratiquement oublié la plupart de ceux qui sont venus après.

 

 

 

Encornet en cocotte

Les encornets ne font pas partie des aliments  courants.
Seulement, de temps en temps, j’aime bien ça, qu’on les nomme Encornets, calamars, supions ou chipirons.

Ici on les trouve surtout dans les restaurants chinois en beignets ou, pour les tout petits, juste cuits à la vapeur.
Cette  recette facile permet d’apprécier ce céphalopode pas très beau qui ressemble à une seiche.

Préparer les encornets est compliqué*, demander à votre poissonnier de les parer pour vous.
*Surtout les tentacules

Ingrédients pour 2 personnes:

500 gr de calamars pas trop gros*
1 oignon jaune
1 gousse d’ail
25 cl de vin blanc sec
4 tomates ou 1 boite de tomates concassées
5 cl d’alcool**
1 piment (facultatif)
Huile d’olive
Sel & Poivre

*Éviter ceux qui font 13 mètre de long, ils sont difficiles à cuisiner et j’ajouterai heureusement introuvables sur les étals de notre poissonnier.
** Choisir votre poison préféré, je trouve que le Calvados ou le Rhum ambré donne un parfum qui se marrie bien avec ce plat. L’Armagnac, le Cognac ou même le Whisky etc…devraient apporter leur saveur  particulière.

Préparation :

-Éplucher et hacher l’oignon et l’ail.
-Couper les calamars en fines rondelles .
-Mettre 2 ou 3 cuillerées  d’huile d’olive dans une cocotte et faire rissoler les calamars 2 minutes en remuant. Verser les dans une passoire et réserver.
-Dans la même cocotte, faire fondre les oignons, sans les faire roussir, puis ajouter l’ail vers la fin.
-Remettre les calamars, ajouter l’alcool  et flamber.
-Ajouter les tomates en dés ou la boite de tomates concassées et  le piment pour ceux qui aiment  bien épicé.
-Mouiller avec le vin blanc, saler et poivrer.
-Fermer la cocotte et faire cuire à feu doux  pendant 1 heure.

C’est tout.

Servir sur du riz blanc ou des pâtes style tagliatelle.
Bon appétit !

 

Haricots verts à la tomate

La section « à table » de ce blog, abandonnée depuis plusieurs années, va renaître provisoirement…on verra plus tard.

Je commence par un plat qui m’a fait manger des haricots verts dans mon enfance alors que ces légumes étaient… « beurk »,

Et puis, c’est un plat qui se décline en de nombreuses variantes.

Ingrédients pour 4 personnes :
750 gr à 1 kg de haricots verts.

500 gr à 750 gr de tomates.
1 (ou plus) oignon jaune.
1 (ou plus) gousse d’ail.
Huile d’olive.
Sel & poivre.

– Équeuter les haricots. La mode est de le faire d’un seul côté. Je renie cette pratique qui, à mon humble avis,  a plus à voir avec la paresse ou le manque de temps qu’à une amélioration gustative.
– Éplucher et hacher l’oignon et l’ail.
– Laver et couper les tomates en dés.
– Verser l’huile d’olive dans une marmite ou un faitout.  faire revenir l’oignon 2 minutes sans le caraméliser.
– Ajouter les tomates à feu vif pour 2 minutes.
– Ajouter les haricots verts et l’ail. Brasser.
– Saler & poivrer. Brasser de nouveau.
– Mettre à feu doux entre 15 et 20 minutes ou jusqu’à ce que les haricots soient tendres mais encore légèrement croquants

Servir chaud.

déclinaisons  possibles:
– Des épices :
1 c/soupe de coriandre et, ou
1 c/café de cumin en poudre et, ou
1 petit piment oiseau (fort) pour ceux qui aiment ça

– Des fines herbes :
De l’origan au goût et, ou
1 feuille de laurier et, ou
Du thym et, ou

Du persil haché

– Autres :
1 petite boite d’anchois ou,
70 gr de lard fumé ou ½ chorizo ou,
4 tranches de jambon de Bayonne ou équivalent.

N’oubliez pas que les quantités sont données à titre indicatif et  que vous pouvez,quantifier l’oignon et l’ail à votre goût. 

Bonne appétit !

 

*** « Shibumi » de Trevanian

Le sage atteint l’équilibre en réduisant ses besoins au niveau de ses possessions.

J’ai beaucoup aimé « Le flic de Montréal »  de Trevanian. En le  relisant cette année, j’ai eu envie  de me plonger dans  un  autre ouvrage de cet auteur. 

Les phases du jeu de Go servent de titre pour chaque partie du roman.

Fuseki : l’ouverture

Vers 1979, deux israélien sont tués dans un attentat à l’aéroport de Rome, leurs assaillants, deux asiatiques, sont immédiatement abattus, non sans quelques dommages collatéraux pour cinq passagers innocents.
À Washington, sont réunis les commanditaires de l’attentat. Diamond, un dirigeant  de la Mother Company, et des agents de la CIA et de l’OPEP.
La Mother Company, consortium des principales multinationales du pétrole, des communications et des transports, et Fat Boy son ordinateur, contrôlent secrètement les activités de la CIA au Moyen-Orient et toutes les opérations touchant les nations productrices de pétrole.

Shanghai, 1922 : En arrivant, Alexandra Ivanovna, une aristocrate russe et désargentée, devient une personne très fréquentée ou peu fréquentable et donne naissance à un fils qu’elle nomme Nicholaï Alexandrovich Hel puis  renvoie  le père à d’autres occupations.

En 1937, les japonais prennent le contrôle de Shanghai. Le Général Kishikawa Takashi devenu l’amant d’Alexandra Ivanovna, se prend d’affection pour le jeune Nicholaï et lui donne ses premières notions de Go.

1941 après l’attaque de Pearl Harbour, Nicholaï devenu un très bon joueur est envoyé par  Kishikawa au Japon auprès d’un grand maitre.

Sabaki : tentative d’éliminer une situation confuse par une manœuvre rapide

À la fin de la guerre, Nicholaï, devenu disciple du hoda koros,  l’art de donner des coups mortels avec de simples  objets, se retrouve seul, sans papier officiel et sans emploi. Emprisonné par l’occupant américain pour des raisons que je ne dévoilerai pas, puis torturé, il est  mis en isolement cellulaire pendant trois années, il ne retrouve sa liberté qu’en acceptant d’aller tuer un homme en Russie. Il devient ensuite le meilleur tueur contre-terroriste indépendant.

Seki : position neutre, une impasse

Au moment de l’attentat de Rome, Hannah Stern, un membre du commando israélien,  n’a pas été repérée par la CIA et s’est réfugié à Etchebar, au pays Basque, chez Nicholaï Hel.
Les  israéliens se rendaient à Londres pour éliminer des terroristes palestiniens.

Nicholaï, qui doit un service au père décédé d’Hannah, réussit à la convaincre d’abandonner son projet irréalisable par une seule personne non entrainée.
Une réunion entre Diamond et Nicholaï semble aboutir à une conciliation.

Uttegae : sacrifice, gambit

L’officier qui a fait torturer Nicholaï, 30 ans plus tôt,  était le frère du dirigeant de la M.C. Il est décédé de « mort naturelle » comme le soldat tortionnaire et le médecin qui administrait des drogues de vérité. L’accord entre les parties explose lorsque Hannah est abattue.

Shicho : attaque

Tsuru no sugomori : « les grues restent prisonnières de leur nid » les pierres ennemies sont capturées

Pour ces deux dernières phases, je ne vous donnerai aucune information, les titres étant suffisamment explicites.

Bien que parue en 1979, ce roman n’a pas vieilli, ni dans sa conception d’un monde ou des trusts supranationaux ralentissent certains progrès pour augmenter leurs profits au détriment des populations, ni dans son appréciation sur les diplomates : « Il faut acquérir une certaine déformation de  la conscience, une élasticité envers la vérité, pour être efficace en diplomatie. »

Glaçant !

Shibumi, Trevanian, Gallmeister, 1981, 480 pages, Thriller
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Le jeu de Go, qui m’a intéressé dans un passé lointain, et la spéléologie, pour laquelle je n’ai aucune appétence, sont des activités importantes du livre. Les péripéties cavernicoles m’ont  lassé.