** « A comme Alibi » de Sue Grafton

Pourquoi avoir choisi le laurier comme symbole de gloire ?
Sans doute parce que le fruit du laurier est un poison.
                                                                                                     Gilbert Cesbron

cvt_a-comme-alibi_4128Je commence ce premier billet de retour avec mon dernier livre lu et terminé  à la maison. C’est tout frais. Pour les autres, je vais devoir plonger dans mes notes de lecture.

Nikki vient de passer huit années en prison pour le meurtre de son avocat de mari, Laurence Fife, et, affirmant son innocence, demande à Kinsey Milhone* de refaire l’enquête.
*Détective privé féminin récurrent de Sue Grafton.

Notre détective hésite à prendre cette affaire. Après avoir effectué quelques recherches et appris qu’une employée de gestion en liaison avec le cabinet Fife & Scorsoni avait été empoisonnée comme l’avocat avec du laurier-rose, elle accepte le contrat.

Laurence Fife, spécialisé dans les affaires de divorce, n’était pas un enfant de cœur. Après un premier mariage avec Gwen qui lui avait donné deux enfants, il avait épousé sa maitresse Nikki et avait eu Colin, un petit garçon sourd, ce qui ne l’empêchait pas de sauter les clôtures dès qu’il en avait l’occasion.

Outre Gwen et Nikki, il aurait eu une liaison avec l’autre victime et subi un chantage d’une ancienne employée, Sharon Napier. On pourrait ajouter  aux suspects, Lyle, l’ancien petit ami de Libby, et tous  les époux mécontents d’avoir été dépouillé par son travail.

Au fur et à mesure de ses investigations, Kinsey,  à cause de la méthode utilisée, envisage plutôt l’acte d’un familier.

Sharon Napier est abattue quelques minutes avant leur rencontre puis Gwen est victime d’un chauffard.

Le meurtrier fait place nette et Kinsey commence à ressentir de l’angoisse, heureusement dés les premières phrases du livre, on sait qu’elle va s’en sortir : « Avant-hier j’ai tué quelqu’un et depuis je ne pense plus qu’à ça. »

Sue Grafton écrit de façon moderne des polars à l’ancienne qui me remémorent les héros de ma jeunesse, Philip Marlowe de Raymond Chandler ou Sam Spade de Dashiell Hammett. Son héroïne possède un peu de Stéphanie Plum, de Janet Evanovitch, dans sa sexualité, tout en étant nettement plus sérieuse dans ses actions*.
*C’est une ancienne policière

Une petite lecture sans prétention mais un réel plaisir quand on ne veut pas se fatiguer les neurones. Il y aura une suite !

Le billet de Papillon.

A comme Alibi, Sue Grafton, Pocket, 2002, 198 pages, Détective privé.
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Une solution partielle facile à trouver mais plus complexe qu’il n’y parait dans sa totalité.

4 réflexions au sujet de « ** « A comme Alibi » de Sue Grafton »

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