**** « 7 années de bonheur » d’Etgar Keret

Parfois l’auteur inscrivait une dédicace…
Ce n’est pas parce qu’il en est l’auteur qu’un bonhomme doit s’arroger le droit de venir griffonner mon exemplaire. »

C_Sept-annees-de-bonheur_7251Je ne suis guère un amateur de nouvelles. J’ai besoin d’explications et de descriptions pour m’insérer au début d’ une histoire.
Beaucoup moins par la suite quand je veux accélérer pour connaitre  enfin le dénouement* et
que l’auteur(e) tergiverse en se prenant les pinceaux le stylo dans les fleurs du tapis littéraires.
*Il faut dire que je ne lis jamais le dernier chapitre avant d’avoir terminé l’avant dernier.

Donc…je n’aime pas les nouvelles. Et, j’ai adoré « 7 années de bonheur ».

Mais, est-ce vraiment un recueil de nouvelles ?

C’est plutôt le bilan de sept années de paternité qui ont provoqué des réflexions, ramené de souvenirs et généré des d’anecdotes.

Son   fils  est né le jour d’un attentat. La majorité du personnel hospitalier est allé soigner les blessés. Dans cette confusion  « même les contractions de ma femme ont ralenti, alors…ça ne m’étonnerait pas que l’enfant lui-même se dise que cette histoire de venue au monde et tout le tremblement n’est pas si pressante en définitive.« 

Que fera-t-il quand il sera adulte ?
Fera-t-il son service militaire ?

Ainsi dès les premières lignes le ton est donné : humour et autodérision.

Lles relations maritales, familiales, amicales et nationales, sont abordées sans concession par cet écrivain sympathique mais, disons-le, ni très amoureux, ni très nationalistes, ni très religieux. Un homme souvent  anxieux et  craintif  parfois  défaitiste ou même désespéré.

Tous les problèmes qui sont liés à sa timidité, à ses phobies et à ses difficultés à vivre en Israël, à  faire de nombreux voyages, à l’antisémitisme latent et aux relations avec sa sœur, tombée dans l’orthodoxie religieuse, et ses onze enfants.

Savez-vous pourquoi certains personnages connus se font prendre la main dans un sac d’argent qui n’est pas à eux ? C’est parce que ce sont des chats. Si vous ne comprenez pas, Etgar Keret nous l’explique, grâce à son fils, alors en maternelle, dans le chapitre intitulé « matous ».

Vous apprendrez aussi comment pratiquer le jeu appelé « sandwich pastrami ». Ce n’est pas compliqué. Il vous faut un enfant, une femme et des bombes. Dans certaines régions du globe, ces dernières sont les plus faciles à trouver.

Ironique et acidulé, un bonbon qui vous fera sourire ou grincer des dents !

Pour connaitre leurs avis, cliquez sur leurs noms : VioletteKeishaAifelle.

7 années de bonheur d’Etgar Keret, Points, 2015, 185 pages, Nouvelles.
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : J’ai souri beaucoup plus que j’ai grincé des dents.


 

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6 réflexions au sujet de « **** « 7 années de bonheur » d’Etgar Keret »

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