Archives quotidiennes :

*** « Sans feu, ni lieu » de Fred Vargas

Il ne faut pas tenter les saints, à plus forte raison ceux qui ne le sont pas.
                                                                                                        Proverbe 

Troisième et dernier tome des enquêtes des Évangélistes comme personnages principaux.
Ils apparaîtraient furtivement, semble-t-il,  dans certains épisodes de la série des Adamsberg*.
*Je vous rappelle que je ne suis pas fan de ce personnage en conséquence l’affirmation ci-dessus n’est qu’un vu-lire**.
** Le ouï-dire de ceux qui lisent.

On retrouve saint Marc, saint-Luc, saint-Matthieu et l’ancien flic ripou Vandoosler ainsi que l’ex officier de l’intérieur Louis (Ludwig) Kehlweiler, dit l’allemand, qui est embauchè par Marthe, l’ancienne prostituée, pour prouver que Clément Vauquer, un adulte un peu simplet dont elle s’est occupé durant son enfance, ne peut être le « tueur au ciseau » qui vient d’assassiner deux femmes dans Paris.

Louis navigue entre doutes et quasi-certitudes car la présence  de Clément près des lieux des crimes est avérée  et ses empreintes ont été relevées sur deux pots de fougères retrouvés chez les victimes.

Pourtant, par amitié pour Marthe, Louis décide de le cacher dans la bicoque pourrie, surveillé par les évangélistes, pendant qu’il commence une enquête qui va le mener à Nevers où un viol et  deux assassinats ont été commis quelques années. plus tôt, viol pendant lequel Clément avait courageusement réussi à chasser les violeurs avec un boyau d’arrosage.

Une troisième femme est assassinée, sans pot  et sans  fougère cette fois. Saint-Luc attire l’attention de Louis sur un poème de Nerval dont les vers pourraient se rapporter aux adresses des victimes. Ni Louis ni les policiers ne croient à cette interprétation et il faudra l’insistance de nos trois compères  pour entraîner Louis dans la surveillance de certaines rues de Paris dont les noms se retrouveraient de manière sibylline dans  la suite du poème.

Je ne vous dirai pas comment tout cela se termine de peur d’être taxer de spoileur mais, si l’enquête est pleine de rebondissements, j’ai assez vite soupçonné l’auteur des crimes.

Cette série et ses personnages originaux vont me manquer, aussi vais -je essayer de relire un Adamsberg en espérant y retrouver  l’humour de cette série et y croiser ces « Évangélistes ».sympathiques.  

Sans feu ni lieu, Fred Vargas, J’ai Lu, 2001, 250 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Des invraisemblances mais du plaisir.