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*** « Un peu plus loin sur la droite » Fred Vargas

Où quand une crotte de chien devient une aile de papillon !

Dans ce nouvel opus des aventures des évangélistes*, on fait la connaissance de Louis, ou Ludwig, Kehlweiler, surnommé l’allemand, enfant de la fin de la guerre, né d’une mère française et d’un père teuton et  ancien commissaire mis à la retraite pour des raisons qui restent nébuleuses.
* Pour le premier : papoustory.com/debout-les-morts-de-fred-vargas/

Louis est un fouille merde, un spécialiste du recueil de renseignements pouvant servir un jour mais cette fois, le terme quoique malodorant s’avère exact car c’est près de la grille d’un arbre de la contrescarpe qu’il ramasse une crotte de chien contenant une phalange d’un pied humain.

La recherche du corps qui aurait égaré l’orteil dans le ventre d’un canidé va s’avérer longue et nécessiter l’aide de saint Marc* pour finalement aboutir en Bretagne dans un petit port ou Marie Breton, une vieille femme a eu un accident mortel en allant bigorner des bigorneaux.
*Idem

C’est la sombre histoire d’une botte perdue puis rechaussée qui va démontrer à Louis que la vieille Marie a été assassinée.
Le chien orteilophage, un pitbull appartent à Sevran, un ingénieur qui se rend è Paris chaque semaine.

Quand Louis apprend que le premier mari de Lina, la femme de l’ingénieur, s’est tué en tombant d’un balcon et que Lina, Sevran, Marie et un certain Diego, qui deviendra son époux, se trouvaient dans l’appartement au moment de l’accident, les pressentiments de Louis se concentrent sur cette vieille enquête d’autant que Diego a soudainement disparu quelques années plus tôt.

Louis et Bufo son crapaud, aidés de saint Marc et de saint Matthieu* et d’une machine qui prédit l’avenir, vont résoudre cette enquête en dépit des tentatives de l’assassin pour semer de faux indices.
* Id

En même temps, notre  commissaire va régler un vieux problème amoureux avec une de ses ex, qui l’avait abandonné pour épouser un notable de Port Nicolas, et s’occuper  d’un ancien membre de la Milice qui essaie de devenir maire du village par des moyens provocateurs dont le chantage n’est pas exclu.

Je maintiens mon idée première sur cette série que je préfère à celle des Adamsberg. Les personnages sont plus intéressants et font preuve d’un humour que je n’avais jamais trouvé chez Adamsberg ou alors il était beaucoup trop subtile pour votre serviteur.

Un peu plus loin sur la droite, Fred Vargas, J’ai Lu, 1996, 154 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou :  Quand je pense que je lisais très rarement du Fred Vargas et que cette série a été écrite il y a vingt ans, cela confirme que j’ai de sérieuses lacunes dans mes lectures où que j’étais occupé à d’autres travaux plus rentables et moins plaisant.