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**** « Debout les morts » de Fred Vargas

Chez nous, la comédie est le spectacle de l’esprit, la tragédie celui de l’âme , l’opéra celui des sens.
                                                                                                                              D’Alembert

Trois jeunes chercheurs fauchés viennent de louer une bicoque à l’abandon.

Marc est un médiéviste, Mathias un préhistorien et Lucien un « contemporanéiste », plus précisément un historien de la guerre 14/18. Outre ces trois scientifiques désargentés, s’est installé sous les combles de la masure, le parrain de Marc, un ancien flic ripou septuagénaire.

Un matin, leur voisine, Sophia Siméonidis, une ancienne cantatrice, voit dans son jardin, un arbre qui n‘y était pas  la veille.

Intriguée pour ne pas dire inquiète par cette apparition soudaine et incompréhensible, elle demande à ses voisins, contre un paiement substantiel, de creuser et de vérifier ce qu‘il pourrait y avoir sous l’arbre.

Quelques jours plus tard après ce travail inutile, Sophia disparaît ce qui étonnamment ne semble pas inquiéter son mari mais préoccupe son amie Juliette qui tient un petit restaurant non loin de là.

Cette disparition est d‘autant plus surprenante que Sophia avait demandé à sa fille Alexandra de venir passer quelques jours avec elle.

Une quinzaine de jours plus tard on retrouve le cadavre de l‘ancienne cantatrice complètement brûlé dans une voiture abandonnée.

Surnommés par le vieil inspecteur les évangélistes*, et poussés par lui, nos trois compères se retrouvent mêlés, bien malgré eux, à l’enquête pour retrouver l’assassin, enquête qui va les amener douze ans plus tôt, lors d’une représentation d’Elektra à l’opéra de Toulouse ou Sophia avait été agressé et deux critiques assassinés.
*Saint Marc pour Marc, Saint Matthieu pour Matthias et Saint Luc pour Lucien

J’ai toujours aimé l’écriture de Madame Vargas sans être un grand fan d’Adamsberg son héros récurrent,  et même s’il y a un peu d’ Adamsberg dans la manière de penser et d’agir du vieux Vandoosler, j’ai adoré  les personnages des trois chercheurs aussi dissemblables que complémentaires.

J’ai prévu de lire immédiatement le deuxième tome puisque je ne retrouve plus celui que je devais lire pour « Québec en novembre ».

Je fais un appel général : quelqu’un aurait-il vu passer « Routes secondaires » d’Andrée A. Michaud qui s’est égaré entre ma table et mon lit ?

Debout les morts, Fred Vargas, J’ai lu, 1995, 288 pages, policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou ; Une Histoire à tiroirs que n’aurait pas désavouée Lady Agatha. Malheureusement et comme souvent chez Fred Vargas, il est impossible aux lecteurs de faire des hypothèses et la solution surprenante l’est d’autant plus qu’aucun indice n’apparaît tout au long du roman.