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**** « La Daronne » Hannelore Cayre

Il faut d’abord savoir ce que l’on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l’énergie de le faire.
                                                                            Georges Clémenceau

Drôle* de vie que celle de Patience Portefeux devenue veuve très jeune et qui à difficilement élevé ses deux filles en devenant traductrice judiciaire franco-arabe, payée au noir par les services judiciaires**.
* Dans le sens de zarbi

** Cherchez l‘erreur.

Cette mère tranquille a eu le mauvais exemple d‘un père qui accumulait les richesses en magouillant avec des pays où la magouille est inscrite dans leurs constitutions, tout en faisant pousser ses fleurs avec de l‘engrais humain, sans oublier une mère juive, échappée de la shoah, qui ne l‘aimait pas et qui va terminer sa vie dans les poches des clientes d’un grand magasin.*
*Je vous jure que c’est vrai.

Pour son travail, elle  écoute, chez elle, les bandes sonores des conversations des petits trafiquants  de shit*.  Désabusée par la vie et par la société en général elle commence à  modifier ou à déclarer inintéressantes les informations recueillies.
*Cannabis, marijuana, ganja etc…

Lorsque l‘occasion* se présente, occasion qu’en fait elle provoque elle-même, elle réussit à récupérer un gros chargement de drogue qu‘elle  va cacher dans sa cave et devenir le chef d‘un réseau de vente grâce aux informations qu’elle a recueillies depuis des années.
Elle devient la Daronne**.
*celle qui fait le larron.
** Daron (ne) en vieil argot : le chef

C‘est un billet dithyrambique de l‘Héritière, qui en a fait un coup de coeur,  qui m‘avait attiré.
Je n‘ai pas été déçu même si je ne partage pas complètement son admiration, partagé que je fus entre mon enthousiasme des descriptions corrosives d‘Hannelore Cayre sur les travers de notre société et mon scepticisme sur la naïveté des trafiquants dont la violence fait pourtant régulièrement la une de nos journaux du matin.

Le style de cette auteure, que je ne connaissais pas, est direct avec un regard acéré et sans concession sur les travers de notre monde. Pour Hannelore Clayre un chat c‘est un chat, un con n‘est pas un chat mais un con.

Les avis de Yueyin (déjà mentionnée), de Cuné, et de Jean-Marc. 

À lire absolument !

La daronne d’Hannelore CayreMétailié 2017, 172 pages, Thriller
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou :  L’histoire des voisins chinois, pas très crédible mais hautement hilarante.