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**** « Poirot joue le jeu » d’Agatha Christie

La vie est un mensonge plus grand que les autres.
                                                                        Georges Clémenceau

Ressentant une inquiétude inexplicable, la célèbre Mrs Oliver, auteure connue de romans policiers,  demande à Poirot d’assister à une course à l’assassin, qu’elle a imaginée pour amuser les participants d’une kermesse qui aura lieu au manoir Nasse House.

Des indices disséminés doivent permettre aux joueurs de trouver la fausse victime, l’arme du crime, l’assassin et le motif.

La propriété appartient à Georges Stubbs, un homme d’affaire riche mais peu distingué dont la jolie et jeune femme d’origine antillaise, un peu  simplette, ne s’intéresse qu’aux bijoux et à aux toilettes.

Plusieurs voisins participent à la fête dont Alex et Peggy Legge qui louent une villa proche de Nasse House, Les Mastertons et le régisseur de leurs propriétés, le colonel Warburton

Michaël Weyman un architecte qui doit  réparer la folie , pseudo temple en pierre blanche situé dans la propriété, et Miss Brewis  une sévère et efficace secrétaire vivent au château tandis que Mrs Folliat, l’ancienne propriétaire qui a vendu aux Stubbs après la mort de ses deux fils  à la guerre, vit dans l’ancien pavillon du concierge.

Malheureusement le faux cadavre va s’avérer vrai et lady Stubbs  a disparu.
Poirot  et les services de police ne trouvent rien expliquant le meurtre de la jeune adolescente  et la disparition de la châtelaine.

L’arrivée prévue d’un lointain cousin de la châtelaine aurait-il été ce léger battement d’aile d’un papillon qui a bouleversé la vie dans ce paisible domaine ?

Lady Stubbs a-t-elle été assassinée ? Si oui qu’est devenu son corps ?

Le décès accidentel du grand-père de la victime était-il vraiment accidentel ?

Poirot est friand de puzzles et le fait que plusieurs indices ne s’emboîtent pas avec les faits avérés le gênent.
Ce n’est que plusieurs semaines plus tard qu’il va trouver comment les insérer  et expliquer les raisons de cette série de meurtres.

« Poirot joue le jeu » reste un des meilleurs et un des plus complexes romans policiers de Lady Agatha où certes les indices foisonnent mais à chaque fois vous éloignent malicieusement de la solution.

Cette relecture dans un environnement peu plaisant fut un excellent remède à mon anxiété.

Poirot joue le jeu, Agatha Christie, Champs Élyzées, 1959, 251 pages, policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Toujours aucun.