***  »La carrière du mal » de Robert Galbraith

Don’t turn your back, don’t show your profile
You’ll never know when it’s your turn to go.
                                                         Blue Öyster Cult

JLI16827059.1470996829.320x320Un tueur sadique rôde dans Londres, éventrant des jeunes femmes et prélevant des morceaux de leurs anatomies.
Pour se  venger de Cormoran Strike, il décide de s’attaquer à Robin sa secrétaire et lui poste  une jambe de sa dernière victime.
Un changement dans l’étiquetage  du colis révèle à Cormoran qu’il est en fait la cible du tueur et il recherche dans son passé quel sadique voudrait l’atteindre.

Outre Whitaker, son ex beau-père, qu’il a toujours accusé d’avoir tué sa mère, il repense à deux anciens soldats qu’il a fait arrêter, Laing pour avoir torturé son épouse, et Brockbank pour ses penchants pédophiles, lequel, en sus, serait  devenu mentalement instable après un  coup de poing de Cormoran.

À la suite du colis sanglant, tout part à vau-l’eau autour de notre détective ; son agence subit les conséquences de cette mauvaise publicité et perd ses clients, les fiançailles de sa secrétaire sont rompues et il envisage de quitter sa petite amie.

Retrouver la trace des suspects va s’avérer  une tâche difficile, surtout qu’il est devenu suspect quand    la police a eu connaissance  d’un échange de courrier entre  la victime et lui-même

Là, je dois vous parler d’une psychose que je ne connaissais pas : l’apotemnophilie*, classée par la psychiatrie comme un trouble identitaire relatif à l’intégrité corporelle (TIRIC).
*En complément :l’acrotomophilie en est une autre, je n’ose même pas vous dire ce que c’est.

En d’autres termes, les personnes atteintes de cette psychose désire être amputé d’un membre sain, ce qui ne doit pas être le cas de leur cerveau*.
*J’ai fait des recherches succinctes. Pour tout vous dire, je ne suis pas intéressé à me séparer d’aucune partie de mon corps.  

Passons !

Notre tueur continue ses meurtres tout en surveillant Robin sans pouvoir passer à l’acte car entre ses retours dans le Yorkshire pour préparer son mariage qui bat de l’aile, ses expéditions en province avec son patron pour retrouver les suspects et l’abandon de son domicile après sa rupture avec son fiancé, elle devient difficile à surveiller surtout que Cormoran lui a demandé de ne pas sortir la nuit tombée.

Robin, c’est Robin, une jeune femme courageuse, entreprenante, en général gaie voire insouciante et pourtant malgré son passé douloureux*, elle n’hésite pas à prendre des risques.
*Je ne dirai rien.

Elle continue une enquête parallèle sans en avertir son boss, est agressée par le tueur qu’elle réussit à faire fuir grâce à une arme anti-viol, et se retrouve à l’hôpital avec une profonde blessure au bras pour finalement se faire virer de l’agence par Cormoran.

La colère de ce dernier est avant tout due à la peur qu’il a ressenti pour Robin, d’autant qu’un détail trouvé sur une photo, lui a permis de connaitre enfin  le meurtrier et l’endroit où il se cache.

PS : Pour ceux qui les aiment, chaque chapitre est précédé en épigraphe d’extraits  des chansons du Blue Öyster Cult, un groupe complètement inconnu du signataire, mais ses connaissances musicales sont quasi inexistantes.

La carrière du mal, Robert Galbraith, Grasset, 2016, 608 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol spoil du Papou : Robin se marrie, un sourire aux lèvres,  devant son patron venu, piteux, à la cérémonie.

Ouf !

 

***  »Du sang sur la Baltique » de Viveca Sten

Pauvre cœur, que d’illusions t’ont bercé, que d’espérances t’ont caressé, pour finir par la haine.
                                                                                                         Henri-Frédéric Amiel

9782253093022-TVous savez déjà  que dans mon billet de ‘’La reine de la Baltique’’, j’avais en fait commencé par celui que je chronique aujourd’hui avant que ma liseuse ne fasse disparaitre le roman  au firmament des incompréhensions électroniques.

Quelques temps plus tard, je le récupérais, grâce à l’Héritière, mais décidais de lui faire la tête*.
*Où va-t-on si les bouquins décident si on peut les lire ou non ?

L’île de Standhamn, près de Stockholm, est un des hauts lieux du nautisme de plaisance et voit chaque année de départ du tour de l’île Gotland organisé par le club nautique royal KSSS dont le vice-président se nomme Oskar Juliander.

À la minute même du coup de feu  du départ de la régate, il est abattu d’une balle en pleine tête à la barre de l’Emerald Gin,  son magnifique voilier Swann  tout neuf.

Nous retrouvons nos deux policiers, Thomas Andreasson et Margit Grankwist de l’unité de police de Nacka qui, au début de cette nouvelle enquête doivent trouver d’où le coup de feu fut tiré et les raisons de ce meurtre.

La personnalité de la victime, un illustre avocat profondément égoïste, spécialisé dans l’administration des faillites et qui trompe allègrement sa femme, multiplie les possibilités de motivations de l’assassin.

L’enquête s’épivarde donc dans diverses directions,  la jalousie d’une maitresse, celle d’un mari, la vengeance d’un client, les relations ambigües avec un groupe mafieux, une  affaire scabreuse de pot-de-vin, sans compter que la victime  était pressenti pour devenir le nouveau président du club nautique.

Alors ? Jalousie, vengeance ou ambition ?

J’avais écrit précédemment que Nora Linde, amie d’enfance de Thomas,  était  un autre personnage important de cette série. Cette fois-ci, elle va aider les policiers dans leurs recherches sur les finances occultes de la victime tout en essayant de vivre avec son enfoiré* de mari, plus intéressé par l’argent que par le bonheur de son épouse.
*Et…je pèse mes mots

Pendant ce temps, Martin Nylèn responsable de la commission financière du KSSS, qui  entretient une liaison cachée, est abattu à son tour avec la même arme.

Cette fois encore la conclusion donnée par Viveca Sten m’a surpris. Je n’étais pas loin du coupable mais pour de mauvaises raisons, un détaillounet nous étant  adroitement et malicieusement caché jusqu’à l’épilogue*.
*On pouvait le supposer mais on pouvait aussi ne pas y penser.

polarmonde
Suède

  »Du sang sur la Baltique’ de Viveca Sten, Le livre de poche, 2015, 432 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Les problèmes amoureux de Thomas m’ennuient.

**  »Pietr le letton » de Georges Simenon

Je vis de mon désir de lire

9782253142942-TParmi les romanciers lus et relus dans ma jeunesse, Simenon fut un de mes préférés et responsables, avec Leo Malet, de mon addiction aux polars. Lady Agatha aussi, mais  les comportements anglo-saxons me dépaysait totalement alors qu’avec Simenon et Malet je me promenais dans des endroits familiers, mangeant des sandwichs jambon beurre que je faisais passer à coup de petits ballons de Sancerre.

J’ai compté, sur un site dédié à cet auteur, cent dix sept Maigret et celui dont je vais vous parler* n’y figure pas.
*Retrouvé dans un autre site.

Pietr le letton serait le premier* titre faisant apparaitre Maigret.
*Sous toutes réserves

Nous sommes dans les années 30*, notre commissaire est avisé par diverses polices européennes du voyage d’un escroc très connu. Ce qui prouve qu’à cette époque, les polices européennes travaillaient ensemble et ne perdaient pas, comme de nos jours, leurs suspects.
*Celui qui pense 1830 va au piquet

Le commissaire va surveiller l’arrivée de l’escroc en gare du nord et le trouve mort dans les toilettes d’un wagon.Pourtant il est convaincu d’avoir  vu sortir de la gare un homme correspondant au signalement, qu’il va retrouver plus tard à l’hôtel Majestic.

Si ce roman n’a pas encore la maitrise des œuvres futures de Simenon,  le personnage de Maigret est déjà complet, sa corpulence, sa démarche, ses silences et sa pipe. Seule différence importante, il porte le chapeau melon.
*Il le portera dans plusieurs autres romans de l’époque.

Quand à l’enquête, une histoire banale de jumeaux et d’une association de gangsters, elle m’a paru un peu tirée par les poils décollés de  la moustache de l’escroc.

Notons qu’en 1930, les malfaisants pouvaient voyager sans problème dans toute l’Europe ce que l’espace Shengen leur permet de nouveau.

Pietr le Letton de Georges Simenon, J’ai Lu, 2003, 190 pages, Roman policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Il me semble qu’on retrouve dans des romans ultérieurs le nom  de l’inspecteur assassiné dans celui-ci. Ce doit être son frère…ou son cousin…ou…un oubli.

 

**** ‘Lonesome dove » de Larry McMurtry

‘’Riche ou pauvre, les pensées sont gratuites.’’

‘’Je crois pas que l’endroit où on meurt a beaucoup d’importance, mais celui où on vit, lui, en a.’’

5089-cover-dove2-5324c4d5578e7Je n’aime ni les nouvelles (trop courtes) ni les gros pavés (trop longs), je n’avais pas prévu dr participer au challenge ‘’La brique de l’été’’, j’aurais dû.
Je viens de terminer les 1168 pages de cette étonnante et magnifique saga.

5072-cover-dove1-5324c5ca110ccCe billet me fait peur. Parfois à mon grand désespoir, j’en tartine des tonnes pour un bouquin d’une centaine de pages, comment vais-je m’en sortir pour vous parler de ce monstre sans vous lasser ou sans me perdre.

Lonesome Dove, qui donne le titre à l’ouvrage, est un petit village miteux* au sud du Texas où d’anciens rangers, Woodrow Call et Augustus McRae dit Gus sont  devenus propriétaires d’un ranch misérable. Ils ont comme employés deux anciens de leur compagnie, Pea Eye, pas très futé,  et Deets, un ancien éclaireur noir,  ainsi que Newt, 17 ans, le  fils d’ une prostituée amoureuse de Call, ‘’adopté’’  par le ranch à la mort de sa mère.
*Le pétrole n’est pas encore l’or noir

Gus est l’insouciant beau parleur et dragueur, Call est le meneur, froid, impassible, droit dans ses bottes et mal dans sa peau. Envoûté par le récit d’un ancien collègue ranger sur les possibilités du Montana, Call décide de transhumer un troupeau de plusieurs milliers de têtes de  bétail.

Lonesome Dove est en grande partie  le récit de ce périlleux voyage avec des tempêtes, des accidents et des morts qui vont le jalonner sur  trois milles kilomètres. Mais pas que…

D’autres personnages, bons ou méchants, forts ou faibles, intelligents ou stupides, heureux ou malheureux mènent leur vie et vont croiser à un moment ou à un autre et souvent à plusieurs reprises nos cow-boys voyageurs.

Ce roman western m’a obligé à revoir la géographie étatsunienne. J’avoue avoir beaucoup de mal à replacer les États géographiquement en dehors de la région des ‘’four corners’’, que je connais   pour des raisons  littéraires* et amérindiennes**
*Tony Hillerman que tout le monde devrait avoir lu.
**Les Navajos entre autres

La société de la fin du XIXe dans ce nouvel Eldorado pour certains qui ressemble plus à l’Enfer pour d’autres m’a aussi perturbé*.  On meurt beaucoup, de faim, de soif, de maladies, d’accidents, de crotales ou de mocassins d’eau, de phénomènes climatiques et parfois, et ce ne sont pas les plus nombreux, d’une balle de fusil, d’un coup de couteau ou d’une flèche.
*on n’est loin des westerns hollywoodiens.

L’analphabétisme, l’alcool et les jeux d’argent ne sont pas encore remplacés par l’école, la télévision et Las Vegas, seule la violence n’a pas changé. Les avocats et les juges n’ont pas encore pris le pouvoir et la justice est expéditive, un cheval, un arbre et une corde.

Dans ce pays où les femmes sont peu nombreuses, le mariage reste en général la seule solution pour échapper à la prostitution.

J’aurais pu faire plus  court (pas autant que Cathulu) mais quand même* :
*Chassez le naturel il revient au galop (Proverbe western**)
**J’ai honte.
J’ai adoré…Lisez-le.

D’autres billets chez Marie-ClaudeHélèneCuné.
Keisha aussi mais son lien connecte un autre roman de McMurtry.

Le bémol du Papou : Comme dans tout groupe social, il existe des gens qui vous énervent comme Call ou Jake Spoon et d’autres que vous souhaiteriez avoir comme ami(e)s comme Carla ou Deets. 

 

**  »L’apprenti » de Tess Gerritsen

Bizarres nous le sommes tous…Mais nous, nous sommes bizarres normalement.

 

cvt_Lapprenti_3131William Hoyt, ‘’Le  chirurgien’’, le tueur en série du premier tome, croupit en prison pendant que Jane Rizzoli* souffre mentalement et physiquement des sévices que lui a fait subir le tueur en série.
*Héroïne de la série et inspectrice à Boston

Un tueur chassant  l’autre, Jane est appelée au domicile d’un couple dont l’homme a été égorgé et la femme enlevée ce qui ressemble  suffisamment  aux méthodes du  »Chirurgien » pour que notre inspectrice en soit troublée.

Ce nouveau malade  est un dominateur, ce surnom va lui rester,  alors que Hoyt était plutôt un voyeur. Ce dernier réussit à s’évader et les deux loups réunis vont commencer de nouvelles traques ensemble.

Gabriel Dean est un agent du FBI qui s’insinue dans l’enquête.  Cela  déplait à notre pitbull bostonienne qui  pressant qu’il cache des informations importantes.

Tous les éléments d’un nouveau meurtre ainsi que les effets personnels trouvés dans la cellule de Hoyt prouvent que ce dernier  la considère  comme une future victime et qu’il a tout préparé pour l’atteindre mentalement avant de terminer le ‘’travail’’ commencé avant son arrestation.

Finalement Dean et le sénateur démocrate  pour lequel il travaille vont accepter de dévoiler les informations sur le  »Dominateur », un assassin qui sévit depuis plusieurs années dans des territoires étrangers où combattent les soldats américains .

Mais  qui est l’apprenti de l’autre, le  »Chirurgien » ou le  »Dominateur » ?

Une chasse à l’homme haletante où le chasseur est aussi le gibier.

L’Apprenti de Tess Gerritsen, Pocket, 2007, 416 pages, Policier
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : La fin m’a paru un peu trop bâcler rapide.

 

 

****  » Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage » de L.C.Tyler

Il y a une différence majeure entre la fiction et la vraie vie.
La fiction doit être crédible.

3381558169Le plus gros de cette histoire nous est conté par un écrivain de seconde zone du nom de Ethelred  Hengist Tressider qui, pour gagner difficilement sa croûte de Stilton, utilise trois pseudonymes,  Peter Fielding pour des polars contemporains, J.R. Elliot pour d’autres,  historiques, se situant au XIVe siècle et enfin Amanda Collins  pour une série  arlequinade.

Le reste de la narration est l’œuvre d’Elsie Thirkettle, son agent littéraire, dont les traitements verbaux brutaux cachent une immense curiosité et un certain penchant amoureux pour son écrivaillon au succès modeste.

Géraldine Tressider a disparu et les policiers annoncent à son ex-mari, qu’ils ont retrouvé, non loin de sa demeure dans l’Essex,  une voiture abandonnée* contenant une lettre d’adieu. Le suicide est envisagé mais cette conclusion parait trop facile et la police diligente une enquête.
*Devinez la marque et la couleur ?

La découverte d’un cadavre conforte les enquêteurs dans leurs recherches d’autant que le suicide par strangulation est plus que rare et généralement improbable.

Ethelred qui a reconnu le corps de son ex, se trouvait en France au moment des évènements  et ne peut donc être soupçonné.

D’abord poussé par Ehel puis, plus surprenant, comme exécuteur testamentaire, Ethelred commence une enquête et avance de surprise en surprise.

D’abord il comprend que la disparue-suicidée-étranglée avait décidé de disparaitre avec les six cent mille livres que lui avait confiées, pour des investissements, plusieurs amis ou connaissances, dont un banquier.

J’ai bien aimé cette histoire pourtant banale mais dont le traitement est loin de l’être.

On imagine plusieurs solutions. On se doute qu’il y a  une anguille sous la roche, un ver dans la pomme, un schmilblick dans le potage, mais comme Ethelred, a commencé par nous expliquer comment fonctionnait un auteur de romans policiers. on cherche les fausses pistes.
Mensonges et  demi-vérités étant les éternels rouages d’une bonne enquête policière,  on ne croit  plus à rien.

On n’est pas trop surpris (un peu quand même) de la solution.  En fait on est heureux* d’avoir compris qu’il y avait quelque chose qui clochait mais pas ce qui clochait.
*On se contente comme on peut.

L.C.Tyler réussit encore à nous déconcerter au dernier chapitre.

J’ai toujours eu un petit penchant pour deux formes d’humour, le yiddish  et le british*. Là, bien sûr, on est complètement enveloppé dans celui de nos amis du brexit.
*L’explication sur les difficultés et en finalité sur l’inutilité du cube Rubik est un petit bijou.

Un pur régal astucieux a écrit Catthulu, Plaisirs à cultiver l’a trouvé drôle et réjouissant, et Xl,  rafraichissant et plein d’humour.

Vous ai-je dit que j’avais aimé, aussi  ?

Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage de L.C.Tyler,Pocket, 2013, 288 pages, Thriller
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Le titre et le fait que Géraldine porte encore, dix ans plus tard, le patronyme de son ex.

 

** « Waylander III – Le Héros dans l’ombre » de David Gemmell

Les guerres sont le fait de personnages avides de pouvoir qui n’ont que faire des victimes innocentes.

 

JLI4696466.1468259733.320x320 « Le cycle Drenaï » de Gemmell comprend onze livres dont trois ont pour personnage principal  Waylader.
« Le héros de l’ombre » est la suite de Waylander et de « Dans le royaume du Loup » .

Cette fois aucun personnage des tomes précédents ne se retrouvent dans celui-ci sinon dans les récits qui l’émaillent. Plus de filles adoptives, plus de Dardelion et son ordre des Trente, ces guerriers monastiques dotés de puissants pouvoirs, plus de monstres créés par des sorciers*, plus d’États cupides qui veulent envahir les états voisins. C’est bien pire !
*Enfin, pas tout à fait.

Il existe des mondes parallèles où les même êtres vivent des existences différentes*. Des démons et des humains-sorciers malfaisants ont été enfermés dans l’un d’entre eux, seulement le portail scellé est en train de faiblir libérant par moment des démons et des monstres animalhumanoïdes.
*idée souvent utilisée dans la SF

Ces démons et leurs acolytes sorciers veulent reprendre leur pouvoir perdu sur  tous les États, en utilisant pour commencer les dirigeants,   incompétents ou ambitieux du Kydor, un lieu reculé.

Leur plus important problème va venir de « L’homme Gris », un richissime propriétaire terrien et maritime qui n’est autre que Waylander venu au Kydor pour refaire sa vie et oublier son passé d’assassin.

Aidé de la prêtresse Ustarte, de Keeva Taliana qu’il a sauvé d’une bande pillards,  de Yu Yu Liang un terrassier et du « rajnee » Kysumu, Waylander va devoir combattre et tuer de nouveau.
Seulement, l’ennemi visible n’est pas forcément le plus puissant et le plus dangereux.

Waylamder III – Le héros dans l’ombre de David Gemmell, Bragelonne, 2015, 474 pages, Héroïque Fantaisie
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Dommage, il n’y a pas de Waylander IV !

 

 

 

 

Abandons

Ce n’est pas si tant, si pire.

J’ai très trop souvent raconté que j’avais beaucoup de mal à arrêter une lecture commencée.  Cela ne m’était arrivé que deux fois. Ce chiffre vient de doubler et, j’ai l’impression d’entrer dans une nouvelle obsession livresque qui ne laisse plus de place à l’ennui.

Le théorème de la cigogne de Graeme Simsion
J’avais adoré le premier intitulé « le théorème du Homard ». J’en avais même fait un coup de cœur et je ne renie ni sa qualification, ni le plaisir que j’ai eu avec ce décalage perpétuel qui existe entre une personne atteinte du syndrome d’Asperger et le reste de la société.

« Le théorème de la cigogne », c’est le même. La seule différence est qu’au lieu de chercher une femme le héros va avoir un bébé, pas lui bien sur, mais la femme qu’il a trouvée précédemment.

Après un début dans la joie expectative d’un amusement assuré…l’ennui s’est installé. La redondance de retrouver les mêmes situations ubuesques, les mêmes pensées décalées du héros ne m’amusaient plus.

« Trop, c’est comme pas assez » a dit quelqu’un dont je ne me souviens pas du nom.

Je comprends l’auteur et l’éditeur de surfer sur un succès de librairie mais il ne faudrait quand même pas prendre les lecteurs du Bon Dieu pour des cigognes sauvages.

Dommage !

Comment s’en sortir avec une mère en vadrouille, un petit frère qui se prend pour un chien, une fouine comme voisine et sans un sou en poche de Dave Cousins.

Personne ne m’avait parlé de ce bouquin paru dans Bayard Jeunesse. Mais, quand je l’ai vu dans ma librairie toulousaine  préférée, je lui ai d’abord décerné le grand prix du titre le plus long puis, dans un élan spontané, je l’ai ajouté à l’amoncellement  inconsidéré qui rendrait ma valise impossible à soulever.

Je m’attendais à quelque chose de léger et ironique je suis tombé  chez Dickens, Hugo ou Zola. Une autre fois peut-être quand mon envie de lire n’importe quoi reviendra.

Tant pis pour ce choix dans un mauvais moment !

*** « Waylander II – Dans le royaume du Loup- de David Gemmell

 le secret de la beauté est qu’elle doit mourir.

 Waylander-2-grandDix ans se sont écoulés depuis les dernières aventures de Waylander, cinq années de bonheur avec l’ancienne actrice Danyal et ses deux filles, Krylla et Miriel, qu’il a adopté, cinq années de douleur après la mort accidentelle de sa compagne.

Krylla est partie au loin après avoir trouvé l’amour et Mitiel est devenue une montagnarde aguerrie, entrainée à toute sorte d’armes. Angel, un ancien gladiateur, qui porte sur son visage les stigmates de ses nombreuses victoires, est venu  prévenir qu’un nouveau contrat avait été lancé contre Waylander.

Le roi Karnak-N’a qu’un œil, le héros de la bataille de  Dros Purdol du premier tome serait le commanditaire. Son fils Bordalen  a tué accidentellement Krylla  qu’il voulait violer. Kernak veut faire disparaitre Waylander avant qu’il ne venge la mort de sa fille.
Pour la venger, Waylander doit se rendre chez les dangereux Sathulis où Bordalen a été exilé.

Les Gothirs veulent éradiquer le « clan du Loup » des Nadirs. Une légende prétend que les tribus Nadirs qui, depuis des siècles, se battent entre elles,  s’unifieront un jour et conquerront le monde entier*.
Mitiel, Angel et Senta, un autre gladiateur, vont  aider les Nadirs.
*(spoilage) on apprend le lien familial entre Waylander et le futur  roi unificateur.

Zhu Cao, un puissant sorcier, conseillé de l’empereur des Gothirs, se heurte au vieux Keza Khan, mage du clan des Loups.

Magie noire contre la Confrérie des Trente, reformée par  Dardelion*, démons en tout genre, batailles, duels, assassinats  et tutti quanti, la saga continue…
Je passe au numéro III.
*Un des héros de Waylander, tome 1

Waylander II – Dans le royaume du Loup- de David Gemmell, Bragelonne, 2015, 456 pages, Fantaisie Héroïque.
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Le bémol  dièse du Papou : La plupart des gens se moquent de ce à quoi ils n’aspirent pas.

*** « Waylander » de David Gemmell

Quand la télé chauffe, la « Pile À Lire » refroidit.
                                                    Proverbe moldavo-Kirghize.

Concernant la lecture, l’étgemmell03pé est souvent une période difficile. L’envie est moins présente et cette année est venu s’ajouter le manque de temps dû à l’Euro 2016, Wimbledon, les premières étapes du Tour de France et bientôt les jeux olympiques.

Pour toutes ses raisons, bonnes ou mauvaises, mon choix s’est porté sur de l’« Héroic  Fantasy » et sur David Gemmell, considéré comme un des maitres du genre, que le Papou-Béotien ne connaissait pas encore..
Pas besoin de se torturer la cervelle pour trouver l’assassin, où les raisons qui poussent les personnages d’un roman à des actions surprenantes, parfois  inconsidérées, pour ne pas dire souvent incompréhensibles.

Waylander est un tueur à gages. Un assassin qui vient de remplir un contrat en tuant le Roi de Drenaï. Une armée d’envahisseurs, les Vagrians, dirigée par Kaerm, le commanditaire de l’assassinat, déferle sur le pays. Mais tout espoir n’est pas perdu. Il repose sur les épaules du sicaire qui doit retrouver la célèbre Armure de Bronze, symbole du pouvoir, qui redonnerait confiance aux Drenaïs.

Aux côtés du prêtre-mage Dardalion et de l’ancienne actrice Danyal, l’assassin anciennement appelé Dakeyras se lance dans sa quête, tandis que le général Karnak défend désespérément la forteresse de Dros Purdol contre l’armée vagriane.

Avec seulement  une arbalète à deux coups et des couteaux à lancer*, Waylander avance dans cette quête presque impossible avec des combats, des duels, des poursuites infernales, tout cela dans des territoires sauvages où vivent des nomades guerriers, des  monstres ignobles et un monstre gentil.
*Et une épée dont il se sert rarement

C’est de l’Héroic Fantasy à son meilleur, une multitude de personnages* dans une grande quête où Waylander devient une proie poursuivie par des tueurs ordinaires attirés par la récompense, par des chevaliers-mages dont l’âme est aussi noire que leur  armure et par des féroces animaux créés par un sorcier  maléfique à partir d’anciens soldats estropiés.
*heureusement un certain nombre ne vivent pas jusqu’à la fin.

En cours de route, on apprend les raisons qui ont fait du gentil Dakeyras le froid et implacable Waylander et on devine qu’un cœur bat encore  sous sa cotte de mailles.

L’euro, le tour et Wimbledon étant toujours à l’horaire et l’envie encore capricieuse, je continue avec Waylander II intitulé aussi  « Dans le royaume du loup ».

Waylander de David Gemmell, Bragelonne, 2015, 453 pages, Héroïque Fantaisie
*ouais ** bon *** très bon **** j’aime

Le bémol du Papou : Tout est si prévisible mais je ne bémolise pas car c’était le but de ce choix.